Le blog de Mel_CreativeGirl

J'aime la vie - J’aime les enfants

Rédigé par Mel Publié dans #Jaimelesenfants, #Jaimelavie, #Jaimetoi

Illustration de Shiitake

Illustration de Shiitake

J’aime les enfants – 11/01/2019

Dit comme ça, ça fait un peu peur \o/ Mais en fait, c’est littéralement vrai. Je suis enseignante en collège depuis une quinzaine d’années et je ne suis jamais arrivée à détester un élève, bien au contraire. En même temps, quelqu’un qui n’aime pas les enfants, ne peut travailler longtemps dans les métiers de l’enseignement.

Je trouve que l’âge des enfants au collège est un âge encore tendre et attachant. La plupart sont encore dans l’Amour. Ils savent aimer en acceptant ce qui vient à eux à travers respect et confiance, en voulant préserver la biodiversité et sa planète, en étant volontaire pour expérimenter et découvrir tout ce qu’ils peuvent.

« L’Amour c’est de l’émerveillement pour toute chose à commencer par soi, sa vie, sa planète, et tout ce qui est invisible, mais que l’on ressent en bien avec son corps, son cœur et son esprit. »

J’aime leur curiosité et leur naturel, cette faculté qu’ils ont de s’accaparer l’instant, ce côté enfantin et crédule, leurs rires vrais et leurs voix cristallines. J’aime aussi quand ils grandissent et deviennent adolescents. Ils sont alors plus matures, pertinents et responsables. On peut aborder des sujets plus complexes, discuter sur des comportements nouveaux à adopter, concernant l’environnement, la santé, des faits de société… Ils développent leurs propres avis, leur esprit critique, et ne se contentent (presque) plus de répéter ce qui se dit à la maison.

 

J’ai aussi mes propres enfants. Et

« Rien n’est plus beau dans la vie que d’avoir cette chance : être femme et pouvoir donner la vie à son tour. »

Sentir ce petit être grandir dans son corps, suivre son développement à travers les échographies, se demander quel visage et quelle voix il aura, s’attacher déjà tellement à lui et le protéger. Certaines vivent très mal leur grossesse. Moi j’ai adoré cette étape de ma vie, j’ai même eu la chance de l’être deux fois et d’avoir la fille puis le garçon. Le choix de la Reine, dit-on. C'est vrai qu'être enceinte peut être contraignant vers le terme, car cela signifie être indisposée par les coups du bébé, les contractions et surtout souffrir la mort pour le sortir de soi. Mais pour quel résultat !? Un être magnifique, nouveau et unique, porteur de la moitié de ce que l’on est. Des douleurs de quelques heures vite oubliées face au bonheur d’une ou plusieurs vie(s). Oui, à l’évidence,

« J'aime la vie et donner la vie. »

11 janvier 2019

Mel

Illustration de 画画的小夏

J’aime enseigner – 22/01/2019

« Quoi que vous veniez chercher auprès de nous, professeurs, nous avons toujours quelque chose à vous apporter. »

Derrière se cache surtout ma matière ; j’aime enseigner les SVT (= Sciences de la Vie et de la Terre). J’ai grandi en pleine campagne, entourée de paysages viticoles. Étant souvent seule, dehors, je me baladais et connaissais tous les chemins autour de chez moi. Ma famille, des deux côtés, a toujours cultivé la terre ; nous sommes des gens simples et amoureux de la nature. Du coup, j’assistais mon père ou mes grands-parents qui jardinaient, s’occupaient des vignes ou encore des oliviers. Mon père, étant lui-même professeur de SVT, m’a beaucoup appris, je l’ai même eu deux années au lycée, en seconde et première ! Il m’a donné le goût pour cette matière, qui réunit la biologie et la géologie. Forte de mon BAC S, je suis allée en faculté et j’ai excellé, j’aurais très bien pu étudier toute ma vie tellement c’était passionnant ! Arrivée en maîtrise, j’ai eu le CAPES de SVT sans le travailler, et ma foi, j’ai bien dû me lancer dans l’aventure de l’enseignement !

Enseigner me plait parce que j’aime les enfants, parce que j’aime la nature et parce que je sens que je suis faite pour ça. J’aime décrire et expliquer avec mes métaphores et mon humour à moi, partir d’exemples concrets pour expliquer l’abstrait ou encore le dessiner. J’aime quand les élèves me posent des questions, se montrent curieux sur les sujets abordés. J’aime quand ils se laissent surprendre par la sonnerie, n’ayant pas vu passer l’heure avec moi…

« Quelque part, c’est parce que la vie est belle et que nous n’en avons qu’une, qu’enseigner la biologie prend tout son sens ; parce qu’il faut comprendre les phénomènes qui en sont à l’origine pour mieux la préserver, et à plus grande échelle, toute la biodiversité terrestre. »

J’enseigne avec passion les SVT depuis plus de 15 ans maintenant et j’adore les enfants. Je suis une passionnée de la vie tout simplement. Mais malheureusement, vu ce que l’avenir nous réserve, que ce soit par le réchauffement climatique, la pollution en tous genres et tout ce qui engendre l’extinction croissante des espèces, nous vivons certainement les dernières belles années de vie sur Terre.

22 janvier 2019

« S’aimer, c’est aussi aimer la vie sous toutes ses formes ainsi que notre planète. » - Mel

 

Maman

 

Douce et aimante,

Maman

trouve toujours les mots,

dans la peine et la joie

d’une vie qu’on lui doit.

 

Gentille et prévenante,

Maman

soigne de tous les maux

par sa présence et son réconfort,

elle nous rend plus fort.

 

Attentive et avenante,

Maman

fait preuve de patience,

nous accompagne au quotidien

en nous tenant la main.

 

Entière et combattante,

Maman

à coup de persévérance,

fera de nous sa priorité,

quitte à s’oublier en vérité…

 

26 mai 2019

Mel

 

Illustrations de 猫君笑猪大白

Illustration de Shal. E

J’aime les enfants – 08/02/2020

Je suis cette maman dont je parle dans mon poème Maman. Il évoque la relation que j’ai avec mes enfants. C’est la vision que j’ai de la maman, celle que j’aurais aimé avoir petite, et du coup, celle que j’exprime au quotidien avec eux. Depuis mon plus jeune âge, j’ai manqué d’affection, de tendresse, et j’ai souffert de solitude. Mes parents ne savaient pas exprimer leur amour. Ils ne partageaient pas non plus leur temps avec moi, pour pallier mon ennui ou m’accompagner dans mes loisirs. Je ne leur en veux pas, car ce n’est ni grave ni leur faute. Ils ont juste perpétué les mêmes schémas éducatifs de leurs propres parents, avec les mêmes manques, défaillances et douleurs de rejet ou d’abandon de leur enfance.

« Il y en a qui aiment, mais la plupart souffrent en croyant aimer, car ils ne s’aiment pas eux-mêmes. »

Oui, beaucoup de gens font souffrir comme ils souffrent ou ont souffert par le passé, tout en croyant aimer, c’est-à-dire le plus souvent, en pensant bien faire. Et ils le font malheureusement sans se poser de questions sur le bien-fondé de leurs comportements, croyances, inquiétudes, etc.

 

« Le parent apprend à son enfant à s’aimer et être heureux de ce qu’il est, de ce qu’il a. Le problème, c’est quand il en est incapable lui-même... »

Tu ne peux donner que ce que tu possèdes, ce qui veut dire que tu auras de l’Amour pour ton enfant (vouloir son bien) quand tu n’auras plus de souffrance pour toi (vouloir ton mal). Mais, pour cela, il faut vouloir faire la lumière sur ce qui fait mal pour ne plus en souffrir, et ne pas avoir peur de tout remettre en question pour tendre vers le bien. C'est la définition même de la résilience.

« Tu ne pourras pas t’aimer sans la volonté d’y parvenir, en remplaçant tes souffrances par l’Amour de ce que tu veux devenir, et de ce/ux que tu veux aimer. »

 

J’ai toujours fait preuve de perspicacité sur ce sujet. Très rapidement, je me suis promis que si j’avais des enfants, jamais ils ne souffriraient de la sorte, en veillant à leur donner tout ce que je n’ai pas eu, à savoir du temps et de l’affection. Il est important de faire preuve d’intellect, d’esprit critique et de se remettre en question, car il n’y a que dans l’Amour que tu sauras changer pour ne plus souffrir. Et ce n’est qu’ainsi, que tu seras en capacité d’aimer, c’est-à-dire apte à donner ton Amour et à recevoir le leur. En effet,

« Les enfants sont des miroirs d’Amour :  ce que tu leur envoies, ils te le reflètent avec la même intensité ou en l’amplifiant. »

Avec l’Amour parental, les enfants apprennent à s’aimer, à s’accepter tels qu’ils sont. Il en ressort une belle éducation basée sur une estime et une confiance en soi fortes et solides. Assurément,

« Passer du temps avec ses enfants et les aimer, c’est leur donner les ailes de la vie. »

08 février 2020

« Donner son temps et son Amour à une personne, c’est lui donner sa Vie. » - Mel

Illustration par Endmion1

J’aime les enfants – 03/05/2020

S’aimer est ce qu’il faut transmettre à nos enfants. C’est en se respectant et en se faisant confiance que l’on s’aime. Et c’est aussi ainsi que l’on peut réussir sa vie, trouver sa voie. En effet, c’est en s’aimant que l’on peut apprendre de nos erreurs et à ne compter que sur soi. C’est en ayant la volonté d’y arriver et de croire en nos capacités, que l’on arrive à se relever tout seul. Cela évite de s’identifier à l’échec et de dépendre ou d’attendre des autres, pour atteindre ses objectifs, satisfaire ses besoins, pallier ses manques, répondre à ses volontés… Puis

« Qui sait de quoi sera fait demain ? La vie est trop courte pour remettre les essentiels au lendemain. »

C’est leur enseigner que l’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, de savoir saisir l’occasion lorsqu’elle se présente, et d’apprécier les petites choses simples qui font les plus beaux souvenirs. Tu sais Carpe diem, c’est se saisir du jour présent, être heureux en l’instant, aimer ce que l’on a, même si parfois c’est bien peu. C’est leur dire que nous, les parents, ne sommes pas éternels, que toute vie peut s’arrêter brutalement du jour au lendemain. Oui, malheureusement,

« On doit apprendre à vivre sans ceux que l’on aime, parce qu’un jour la vie nous les prend. »

Tant que nous sommes vivants et qu’on le peut, nous devons garder à l’esprit de chérir ceux que l’on aime, ceux qui nous importent. En effet,

« Tout le monde est riche de sa personne et en capacité de donner de son temps et de son Amour selon sa volonté. »

On ne peut dire à un enfant que l’on n’a rien à lui offrir. On ne peut le punir en le rejetant ou en lui faisant du chantage affectif. Il ne faut jamais restreindre notre richesse émotionnelle auprès d’eux, c’est un bonheur et une chance d’être parent ; il ne faut pas la gâcher.

 

Les aimer, c’est souligner leurs aptitudes et compétences positivement pour leur faire gagner en confiance et estime de soi. C’est les mettre en confiance et leur faire confiance en valorisant les acquis, les conforter dans ce qui est déjà assuré et fort. La critique ne doit pas être seulement négative pour être constructive. Cela concourt également à leur indépendance et à leur autonomie, en les impliquant, en les laissant prendre l’initiative, ou encore, en permettant de réaliser leurs idées. Leur montrer qu'ils ont leur place et leur importance dans notre vie, c’est prendre soin d’eux. C’est donc les flatter, les complimenter même quand cela semble évident, et ne pas toujours intervenir pour soulever ce qui ne va pas. Ils construisent leur image avec ce qu’on leur donne à voir d’eux et de nous, et souvent cette image nous correspond (miroir). Il se / te voit comme tu te vois, alors j’espère pour toi que tu es fier de qui tu es (un être responsable et accompli) ainsi que de ton image, porteuse de belles valeurs et teintée de courage.

« Apprendre à ses enfants à s’aimer, c’est s’aimer soi-même pour montrer l’exemple. »

C’est aussi les valoriser, même dans l’erreur, car essayer est déjà source de progrès. L’essai et la répétition sont l’amorce du succès. C’est leur enseigner que l’échec n’est pas la fin mais une occasion de s’améliorer, de progresser, de se dépasser pour atteindre la meilleure version d’eux-mêmes. Les chemins de l’apprentissage dans le cerveau ne sont pas préétablis ; au contraire, chaque jour ils se développent et se ramifient de plus belle. Cette plasticité cérébrale est une merveille qui permet la réussite de chacun pour peu qu’il en ait la volonté et l’exprime le plus souvent possible, par l’entraînement, la mémorisation, la réflexion et ce, dans tous les domaines de la vie. La détermination, la curiosité et l’émerveillement caractéristiques de l’enfance augmentent ce phénomène de façon exponentielle.

 

« Le bonheur est dans l’acceptation de ce que l’on est, et dans l’expression de ce que l’on aime faire ; il est donc important de s’aimer pour vivre heureux sa vie. »

Les enfants sont souvent très joyeux dans tout ce qu’ils entreprennent. Ils sont forts de ce qu’ils sont et aiment ce qu’ils font. Ils ont des rêves plein la tête et ne voient pas de limites ou d’impossibilités à leur réalisation. Ils savent s’accorder ces moments d’insouciance, de pure contemplation et d’évasion. Ils prennent le temps pour exprimer leur créativité et leur amour. Ils ne se prennent pas encore la tête pour les autres, et c’est ce qui fait qu’ils aiment la vie et ne veulent surtout pas quitter cette magie de l’enfance…

Tout ceci est donc très important pour les aider à se trouver, se révéler dans ce qu’ils sont ou seront, dans ce qu’ils aiment faire ou feront. Et si nous n’avons pas eu la chance d’avoir cette éducation, cette vision de la vie, ni le temps et l’amour de nos parents quand nous étions petits, nous pouvons encore nous l’accorder. Oui nous pouvons nous aimer et exprimer tout notre potentiel.

« Heureusement, il n’est jamais trop tard pour prendre conscience de sa valeur et exprimer son potentiel. »

Et dans ce cas, il est bon de prendre exemple sur eux et de s’accorder aussi le temps de s’aimer pour vivre pleinement sa vie. Pour sûr,

« Ce n’est pas ta faute si on ne t’a pas appris à t’aimer étant petit, mais cela le devient si tu n’y changes rien aujourd’hui. »

3 mai 2020

Carpe diem Mel

Illustration de Yuumei

J’aime les enfants – 02/06/2020

Malgré tout l’amour qu’il lui porte et le temps qu’il passe avec, un parent ne saura aimer correctement son enfant s’il ne s’aime pas lui-même. Cela peut paraître simple dit comme ça, mais s’aimer est une chose très difficile pour certains. Cela remonte à loin, certainement du temps de leur propre enfance, et a été suffisamment douloureux pour briser cet amour qu’ils devraient se donner. Il faut d’abord guérir de cette blessure, se donner l’Amour de Soi, pour pouvoir aimer correctement ceux que l’on aime. De fait, qui ne s’aime pas n’est pas heureux et cela, les enfants le ressentent. Tu auras beau le lui cacher, essayer d’être jovial et sans le souci en sa présence, il verra quand même à travers toi. Il t’observera quand tu penseras ne pas être observé, il t’écoutera quand tu penseras ne pas être écouté. Il absorbera ton mal-être, qu’il soit physique ou psychologique, il interprètera tes paroles, tes silences, tes absences. Il estimera ta sincérité et le temps que tu lui donnes. Et il essaiera même de porter un peu ta peine ou ta douleur par compassion.

« S’aimer est très important pour élever son enfant dans de bonnes conditions, avec des bases solides de confiance et de respect, d’assurance et d’estime de Soi. »

En effet, c’est de cet Amour que tu as pour toi, qu’ils vont tirer le leur, c’est-à-dire leur propre volonté d’acceptation de ce qu’ils sont, et de ce qu’ils sont amenés à devenir. C’est de cette source stable, rassurante et intarissable qu’est l’amour inconditionnel, qu’ils vont puiser, pour l’exprimer correctement à leur tour, et en retour pour toi... Ce n’est pas un hasard si certains enfants sont extrêmement difficiles avec leurs parents, alors qu’ils se comportent très bien avec d’autres.

« Quelqu’un incapable de s’aimer ne donne rien à aimer en lui à son enfant, et ne peut être de ce fait, un bon parent. »

Les enfants qui grandissent dans une famille sans l’Amour tendre, que ce soit par les gestes, les attitudes (étreintes, câlins, bisous…) ou les paroles, se sentent délaissés ou abandonnés, non désirés ou rejetés, en résumé mal-aimés. Ces souffrances accumulées et non guéries de l’enfance bloquent la personne adulte qu’ils deviennent dans cette attente de cette forme d’amour. Elles développent également des sentiments d’insécurité et de peur de l’inconnu, des angoisses et de l’anxiété, des problèmes pour gérer l’émotionnel, forcément refoulé, et dans les relations sentimentales futures. Se développe en somme la peur d’aimer, de s’aimer soi et d’aimer les autres.

« L’absence de communication et d’attention conduit l’autre à se sentir indésirable. Les blessures de rejet et d’abandon peuvent faire perdre l’Amour de Soi, chez l’enfant notamment. »

Ces jeunes adultes au cœur brisé, ne pourront guérir qu’en identifiant et en se confrontant à ce qui a fait mal. Les blessures passées sont les peurs non acceptées, partagées avec le(s) parent(s). Afin d’y remédier, il faut vouloir remplacer les souffrances par l’Amour. Cela passe par le pardon, se pardonner et pardonner ses parents. La résilience est également nécessaire, c'est à dire accepter que les choses se soient passées ainsi pour soi, mais ne pas accepter qu’elles se passent ainsi pour ses propres enfants.

« Ne pas tolérer perpétuer les défaillances et blessures de l’enfance, c’est savoir affronter ses peurs, pardonner et apprendre des erreurs du passé. »

C’est donc en voulant se donner cet Amour qu’ils se sont refusé jusqu'à maintenant, en se l’accordant et en se l’autorisant enfin, qu’ils pourront ne plus faire semblant d’aimer et le recevoir pour de vrai. 

« Être dans l’Amour, c’est vouloir s’aimer et savoir aimer ceux à qui l’on tient et que l’on veut garder dans sa vie. »

2 juin 2020

« S’aimer pour savoir aimer » - Mel

Illustration de Natsuki 08

J’aime les enfants – 03/10/2020

« Comment ton enfant peut-il t’aimer, quand tu ne lui montres rien à aimer en toi ?

Un enfant a besoin d’Amour inconditionnel. C’est tout. Cela peut paraître simple, logique, facile, mais la plupart des parents sont incapables de le leur fournir. Et pour cause, ils ne l’éprouvent pas pour eux-mêmes ou ne se l’accordent pas. De fait, ils ne peuvent donner aux autres ce qu’ils n’expriment pas pour eux, même à leurs enfants chéris… Tu penses certainement aimer ton enfant et en faire ta priorité. Mais es-tu capable de te faire passer en premier quand cela l’exige aussi ? Prends-tu soin de toi tout autant que lui ? Penses-tu être une personne authentique, dans ce qu’elle est et ressent ? As-tu une belle image de toi, es-tu fier/e de ce que tu es devenu/e avec les années ? T’acceptes-tu et tel/le que tu es ? Aimes-tu ta vie ? Es-tu entouré/e de ceux qui t’importent et veux près de toi ? Je te laisse aux bons soins de ces réflexions.

 

Tu ne t’en rends souvent pas compte. Tu penses agir dans l’intérêt de ton enfant et pour son bien mais

« Dans l’inconscience de ce que tu es et de ce qui te définit vraiment, tu ne peux voir ton enfant tel qu’il est, ni ce dont il a besoin pour s’épanouir. »

Le rapport à l’argent en est un bon exemple. Tu vas travailler double pour pouvoir lui offrir le confort et la sécurité, l’alimentaire et les loisirs. Tu vas te lancer dans un crédit de plusieurs décennies dans l’immobilier, ou placer une grosse somme sur un compte, pour le mettre à l’abri, pour plus tard quand il sera majeur, etc.

Mais aujourd’hui ton enfant n’a que quelques années de vie. L'enfance passe vite et chaque jour a son importance. Ce qu’il veut, c’est ta présence, c’est toi et maintenant.

« C’est le temps que le parent passe à aimer son enfant, qui atteste de toute la valeur et de l’importance qu’il a à ses yeux. »

Cependant tu rentres tard le soir après le boulot, tu es fatigué/e de ta journée et d’avoir trop travaillé, tu n’as pas l’envie de jouer avec lui, tu as d’autres préoccupations, plus tard, tu lui-dis, ce week-end quand tu auras du temps… Tu vas trouver des excuses et elles vont te paraître crédibles, même inéluctables. Mais ton enfant non. Il ne comprend pas cette société, ce rapport à l’argent et au temps. C’est un environnement qui te définit, auquel tu t’identifies sans te poser de questions et sans remise en question. Il te pousse à la consommation, à désirer toujours plus, à passer d’une insatisfaction assouvie à une autre, sans réel plaisir ou bonheur à la clé. Il comble tes propres besoins de sécurité en t’apportant un confort de vie et tes besoins d’estime dictés par les autres dans ton milieu professionnel. Ce style de vie flatte ton ego, tu tends à n’écouter que lui, à y mettre toute ton énergie. Seulement, l’ego développe de mauvaises croyances et de nouveaux besoins ; il élargit les peurs, accentue le contrôle, l’inquiétude et le doute ; il fait régner les illusions et véhicule une fausse image de toi. Il n’apporte rien quant aux deux autres besoins fondamentaux : les besoins d’amour et d’accomplissement de soi. Quand tu y réfléchis bien, ce sont les deux besoins primordiaux de ton enfant. Il a à manger, de quoi s’habiller et au retour de l’école, il retrouve la chaleur de son foyer ; les besoins physiologiques et de sécurité sont comblés.

« Tu es le monde de ton enfant, peut-être ne réalises-tu pas à quel point tu as de l’importance pour lui car son véritable foyer ce sont tes bras. »

Mais bien des parents ne l’entourent pas suffisamment de leur amour, ni ne passent assez de temps avec lui. Pas assez de présence pour lui apporter la confiance et l’estime de soi, le courage de l’acceptation pour dépasser les ressentiments (frustrations, colère, tristesse…), ou ne serait-ce que les belles valeurs de respect, de gratitude et de générosité dans le partage de ce qu’il est et de ce qu’il possède. Il se construit et se modèle avec ce que tu lui apportes : ce que tu es, ce que tu aimes, ce que tu vis, c’est-à-dire ce que tu appelles à toi dans ta réalité, en somme ton monde.

 

Tout être est unique. Le tempérament et la constitution diffèrent de l’un à l’autre, et ton enfant ne déroge pas à cette évidence.

« Quand tu éprouves l’amour inconditionnel, tu sais accepter l’autre dans ses différences et non voir en lui ce qui ne va pas chez toi. Tu n’essaies pas de le changer et tu n’as pas d’attente envers lui. »

Tu pourras alors apprendre à le connaître tel qu’il est lui, pour le laisser exprimer pleinement ce qu’il est et ce qu’il aime faire.

« Éprouver de l’Amour pour lui, c’est être capable de laisser l’autre se trouver et s’aimer, c’est-à-dire être et devenir ce qu’il est vraiment. »

Il ne faut pas que tu reportes sur ton enfant, tes ambitions, tes échecs, tes erreurs, tes peurs, tes croyances, tes inquiétudes pour son avenir, etc. Dans un souci de bien faire, tu vas faire l’inverse, c’est-à-dire lui communiquer, lui transmettre tes craintes et tes souffrances d’adulte au lieu de la joie, de l’amour réciproque du partage de l’instant présent. Il est important de ne pas avoir d’attentes envers ses enfants, de les laisser faire leurs erreurs, leurs expériences, libres de s’exprimer pour se trouver et se réaliser. C’est savoir être là quand il le faut, plutôt que de faire le constat un jour d’avoir laissé filer leur enfance ou d’avoir perpétué les défaillances, manques, peurs et souffrances de sa propre éducation. C'est avoir le courage pour l'acceptation et le pardon, la résilience pour briser les boucles de souffrance générationnelles, la sagesse pour transmettre les belles valeurs par l'Amour.

 

« Aimer l’autre pour ce qu’il est, dans ses différences, c’est s’aimer et s’accepter soi-même. »

Je dis souvent que tu ne peux donner que ce que tu possèdes. Mais c’est parce que c’est une grande Vérité. La mienne est de m’aimer, seule condition pour savoir aimer autre que soi. La lumière de ton esprit t’apporte la connaissance et l’authenticité de ton émotionnel accepté. L’Amour dans ton cœur y ajoute la gratitude nécessaire à ressentir le bonheur d’une vie accomplie et le bien-être d’un corps en bonne santé, qui ne souffre ni d’abus ni de privation.

« Pour la pleine acceptation de ta Vérité, il faut la pleine conscience de qui tu es, sur les plans du corps, de l’esprit et du cœur. »

Aime-toi d’abord pour ce que tu es, et tu sauras aimer ton enfant pour ce qu’il est, ou l’aider à le devenir et s’épanouir.

3 octobre 2020

♥♥♥Mel

Illustration par Azomo

J’aime les enfants – 20/10/2020

Je n’ai pas toujours eu conscience de ma propre valeur, j’ai mis du temps à m’estimer. Cela vient du fait que depuis toute petite, je n’ai pas été valorisée, soutenue, encouragée à m’affirmer et à découvrir puis exprimer mon potentiel. D’ailleurs ce n’est que bien des années plus tard, toujours dans la solitude et par ma seule motivation, que je l’ai réalisé et développé. Par exemple le fait de bien dessiner, de se savoir belle ou encore intelligente. Comment le savoir sans l’intervention des autres et le regard qu’ils portent sur nous ? En prendre conscience puis en faire un atout peut, du coup, prendre beaucoup d’années. Quoi qu’il en soit et quoi que l’on dise sur toi,

« Ne doute jamais de ta propre valeur. »

Certains croiront que tu es trop modeste, que tu te déprécies ou que tu fais exprès de ne pas le voir, de mal te connaître. Il n’en est rien, c’est juste que personne ne t'a aidé à en prendre conscience. En effet, c’est surtout pendant l’enfance puis l’adolescence, que l’on apprend sur soi à travers les autres, à travers les critiques bonnes ou mauvaises qu’ils émettent. Quand tu grandis et te construis dans la solitude, il y a quelques pièces du puzzle de ta personnalité qui s’emboîteront assez tardivement dans ta vie. Heureusement, comme je le dis souvent, il n’est jamais trop tard pour prendre conscience de sa valeur et exprimer son potentiel. 

« Il n’y a pas d’âge pour s’éveiller par l’Amour de Soi et faire la lumière sur qui on est vraiment. »

J’ai appris de tout cela. Depuis, la critique positive et le fait de complimenter l’autre, font partie de mon quotidien. Pour qu’ils apprennent, un peu grâce à moi, qui ils sont, les flatter pour qu’ils prennent conscience de leurs qualités et en fassent des atouts pour demain. C’est très important de le faire auprès des enfants, particulièrement ceux qui ne sont pas valorisés à la maison ou dans leur environnement social. Encore une fois, c’est parce que j’ai réalisé l’importance que cela revêt à travers le manque ressenti, que j’ai compris qu’il ne fallait pas perpétuer cette défaillance dans l’éducation.

Être seul dans l’expression de son potentiel est peu motivant, c’est pour cela que l’on avance peu en étant seul à vouloir, et que la confiance et l’estime que l’on se porte sont faibles. Par contre, tu fais de grandes avancées quand d’autres s’impliquent dans tes projets ou valorisent ce que tu es et ce que tu fais. Dans ta vie, il est donc important de s’entourer de ces bonnes personnes, celles qui sauront t’estimer, voir tes capacités et te donner la motivation pour les développer, celles qui sauront croire en toi.

« Se réaliser pleinement et être bien dans ce que l’on est et ce que l’on fait, nous fait gagner en assurance, en estime et confiance en soi. »

Cette prise de conscience des défaillances et des manques que notre éducation a laissés sur nous, pour en faire une force de reconstruction et d’accomplissement de soi, est une forme de résilience. Elle s’exerce à travers l’expression de l’Amour, qui n’est autre ici que le courage du changement. C’est une volonté de remise en question et de vouloir faire le bien, en brisant les cycles de souffrances, qui se perpétuent des parents aux enfants sur des générations.

20 octobre 2020

« Exprime ton courage car il est ta force d’aimer. » - Mel

Illustration de 猫君笑猪大白

J’aime enseigner – 25/12/2020

J’aime enseigner. Oui, apprendre aux enfants, quelle que soit la discipline maîtrisée, est un beau métier. Et pour cause, il repose sur de belles valeurs, toujours les mêmes, celles qui caractérisent la vie et l’amour. En effet, enseigner c’est donner de soi (vie) en transmettant ses connaissances dans un climat de respect et de confiance (amour). Pour moi, c’est cela l’éducation. Par elle, se développent et sont formés nos élèves, ainsi que nos propres enfants, si nous avons ce bonheur d'être parent.

Le professeur enseigne une discipline qu’il a (normalement) choisie et pour laquelle il éprouve de l’intérêt. Pour ma part, ce sont les SVT. La Vie, la Terre, deux sciences merveilleuses, auxquelles vient se greffer l’Amour, puisque toute vie est Amour. Ceci forme un tout indissociable, où finalement la vie n’est permise que par la réunion des deux autres. En effet, la vie est portée par la Terre et engendrée par l’Amour.

« La Vie pousse telle la graine, sur une Terre arrosée d’Amour. »

Personnellement, j’aurais pu étudier toute ma vie. Toute connaissance m’attire, notamment dans les sciences et les arts, ainsi que toute réflexion philosophique concernant le monde et sa biodiversité, permettant leur compréhension, que ce soit par une approche métaphysique ou spirituelle. C’est vaste… D’ailleurs, aujourd’hui, je me vois davantage comme professeur de la vie en général, assez touche-à-tout mais qui sait approfondir et se spécialiser à l’occasion, en autodidacte. Je me suis retrouvée totalement dans la description du philo-cognitif (Les Philo-cognitifs lls n'aiment que penser et penser autrement... - Fanny Nusbaum – éditions Odile Jacob), concernant l’hyperspéculation, l’hyperacuité et l’hyperlatence qui le définissent. Je me dirais à 70/80% philo-laminaire et à 20/30% philo-complexe.

« L’intellect émotionnel du philo-cognitif lui apporte compréhension et solitude. »

 

Le professeur se maintient à jour dans ses connaissances. Ses séances sont élaborées sur des supports variés, que la diversité actuelle des technologies peut offrir, en lien avec sa matière et les programmes établis. C’est ainsi que sont permises une meilleure implication, une vive curiosité et une réelle progression des élèves. C’est aussi par ce biais que des liens sont créés entre les disciplines et que ce décloisonnement amène l’ouverture d’esprit avec de nouveaux questionnements. J’ai toujours plaisir à créer mes séances. Comme pour toute création, l’intérêt, l’idée, le défi et la motivation m’envahissent. J’aime cette liberté pédagogique d’être et de créer. Je peux y passer des heures sans trop m’en rendre compte. C’est d’abord faire les recherches sur le thème abordé, les notions essentielles à faire passer : connaissances et compétences à solliciter ou à acquérir. Maîtriser son sujet est indispensable. C’est ensuite trouver la démarche qui va amener les élèves à construire et assimiler les attendus. C’est un peu comme un jeu où le but est de réunir les indices à travers les différents supports donnés (documents, vidéos, manipulations…) qui leur permettront d’en tirer la compréhension puis les savoirs et compétences visés.

Ceci dit, il y a bien un certain mal-être dans l’éducation nationale. En collège, devant une trentaine d’élèves, le professeur n’a qu’une à deux minutes à accorder à chaque élève durant sa séance. Il en a encore moins en lycée, où les effectifs des classes sont plus importants. De plus, nous accueillons de plus en plus d’élèves avec des besoins spécifiques, qui sont très demandeurs en aide et en temps. En ce cas, il est difficile d’avoir un œil sur les productions de tous, d’être en capacité d’assurer un suivi personnalisé, et encore moins de fournir une aide individualisée à chacun. Finalement, l’enseignement d’aujourd’hui serait bien plus porteur, efficace, productif, si les effectifs étaient réduits de moitié. En effet, prolonger le temps de présence du professeur devant chaque élève afin de répondre à ses besoins, est la condition indispensable à son implication et sa réussite. Du point de vue des enseignants, c’est souvent démoralisant de voir qu’on nous demande toujours plus sans nous donner les moyens d'y parvenir. Lors de la séance, le professeur n’est pas juste là pour les élèves qui ont le plus besoin d’aide. Chaque élève a besoin d’être écouté, aidé, conseillé, d’être amené à s’améliorer et progresser. Il y a un souci d’équité, d’égalité à respecter, mais on ne peut le satisfaire dans ces conditions d’effectif chargé. En effet, il faut pouvoir passer du temps avec chacun d’eux pour prendre connaissance de leurs besoins et spécificités, leur donner les enseignements et adaptations qui correspondent, mais aussi les laisser exprimer qui ils sont, ce qu’ils aiment faire ou le découvrir.

« Réussir l’éducation des enfants ne peut se faire que par le temps passé avec chacun d’eux et le don de Soi que l’on est en mesure de leur offrir. »

On ne peut s’interrompre, regarder sa montre et dire à l’élève : Désolé, je n’ai pas plus de temps à t’accorder aujourd’hui, car tu sais, dans notre société, le temps c’est de l’argent et là, tu vois, elle n’en a plus pour toi… Comment signifier cette insatisfaction de ne pouvoir exprimer pleinement ce pour quoi nous avons été formés, ce que nous sommes et aimons faire, à savoir enseigner ?

25 décembre 2020

« Tout jardin physique ou spirituel, se doit d’être soigneusement entretenu pour une récolte pleine de vie et d’amour. » - Mel

J’aime les enfants – 23/02/2021

« Les enfants, il faut les aimer pour ce qu’ils sont. Mais pour cela, il faut soi-même s’aimer pour ce que l’on est. »

Tu peux remplacer aimer par accepter. Cela revient au même mais permet de mieux comprendre que l’Amour est Acceptation. C’est accepter l’autre, ici l’enfant, pour ce qu’il est, c’est-à-dire respecter ses libertés d’être et devenir qui il veut être, d’aimer qui il veut aimer, et aussi, lui faire confiance.

 

Il ne faut pas avoir peur de donner à son enfant ce que l’on n’a pas eu petit et qui nous a manqué. Parfois, nous n’avons pas conscience que nos besoins d’amour, d’estime, de sécurité, entre autres, n’ont pas été satisfaits. Se poser la question de savoir s’il est heureux, permet souvent la prise de conscience de ces manques qui nous ont fait souffrir, et peut-être nous font souffrir encore. Bien sûr, cela nécessite vouloir aimer son enfant, c’est-à-dire accepter les sentiments d’amour éprouvés pour lui, afin de savoir le lui donner.

« Quand les gens n’arrivent pas à exprimer leurs sentiments aux personnes qu’ils aiment, c’est qu’ils ne les ressentent pas pour eux. »

Malheureusement, s’ils ne les ressentent pas pour eux, cela signifie qu’ils n’acceptent pas de s’aimer, alors,

« Quand il n’y a pas de volonté de faire du bien à l’autre pour s’en faire, il n’y a pas d’Amour. »

En effet, nombreux sont ceux qui disent aimer leurs enfants, mais leurs comportements vis-à-vis d’eux attestent du contraire. D’ailleurs, comment peuvent-ils avoir la volonté de les aimer quand ils ne veulent pas aimer ce qu’ils sont, ou prendre conscience de leurs propres souffrances et peurs pour ne pas les leur transmettre ? Chez certains, la volonté de ne pas s’aimer est tellement tenace et douloureuse, qu’on s’en aperçoit à travers l’enfant, qui est en souffrance très tôt. Cela ne s’invente pas, en effet,

« Faire du bien à son enfant et le rendre heureux, ça n’arrive pas tout seul, mais par la volonté de l’aimer autant que l'on s'aime. »

Oui, c’est une volonté de vivre de l’amour que tu ressens, d’accepter tes beaux sentiments et de les exprimer. Une volonté de rendre authentique ta personne et ton monde, puis de t’entourer de ceux qui savent apprécier ton bonheur, en vue de les rendre heureux.

 

Ce que l’on a vécu dans notre enfance, n’est pas forcément un modèle à perpétuer. Peu de gens se posent la question de savoir s’il est bon de le reproduire. Si cela ne nous a pas rendu heureux ou nous a fait souffrir, il est normal de vouloir changer les choses, en vue de les améliorer et de faire du bien à son enfant, de lui accorder ce que l’on n’a pas eu, et de se l’accorder par la même occasion. Ce n’est que comme cela que l’Amour s’exerce et que l’on brise les boucles de souffrances générationnelles, celles engendrées par les peurs, les préjugés et les inquiétudes… du parent à l’enfant. Il y a plusieurs situations qui perpétuent le mal et qui attestent de l’incapacité à aimer son enfant, liée à l’aphilie. J’en distingue cinq.

Ne pas passer de temps avec lui. Cela occasionne un fort sentiment d’abandon pour l’enfant, une absence de complicité avec le parent, qui ne se fait pas présent pour le connaître et le rendre heureux. C’est ne pas être là quand il le faudrait, lui assurer sa protection quand le besoin s’en fait ressentir, ne pas réaliser ses volontés ni contenter sa demande d'amour, en somme, perdre sa confiance.

« Comment parler à quelqu’un de tes problèmes quand il n’est pas là pour parler avec toi quand tout va bien ? »

Être trop collant, tout lui faire. Cela peut être forcer son affection et ne pas le laisser libre d’aimer qui il veut. Être toujours dans le contrôle, ne pas lui laisser d’espace, de choix, d’autonomie, d’indépendance. L’enfant peut sentir que le parent ne lui fait pas confiance ou ne veut pas que son affection aille à quelqu’un d’autre. Cela peut le priver de sa liberté d’être, de se découvrir, et de devenir qui il veut, mais aussi de se responsabiliser.

« Les gens qui t’aiment, te laissent être et exprimer qui tu es, c’est-à-dire être authentique. »

Ne pas être content de lui, ne faire remarquer que ce qui ne va pas. En ce cas, l’enfant ressentira le rejet, le fait de ne pas être accepté dans ses différences et son unicité. Il pensera ne pas avoir de valeur ni d’importance, ou que les autres valent mieux que lui. Il ne développera pas l’estime et le respect de sa personne. Il fera tout pour être à la hauteur, quitte à sacrifier ce qu’il est amené à devenir, changer pour plaire, ou même s’oublier pour contenter le parent.

« Aimer quelqu’un c’est l’accepter, c’est-à-dire le vouloir tel qu’il est. »

Ne pas être affectueux avec lui. Cela engendre un fort sentiment de rejet de soi. Cette distance froide lui fait penser ne pas être méritant de l’amour et de la tendresse de son parent. Elle contribue au désamour de sa propre personne, de son physique notamment et de la façon très négative dont il se voit.

« Elle/il ne saura pas que tu l’aimes si tu ne lui exprimes pas l’amour que tu ressens. »

Ne pas se donner pareillement à ses enfants. C’est ne pas attribuer la même importance à chacun d’eux, ne pas savoir accorder les mêmes faveurs, privilèges, priorités, etc., c’est-à-dire les mêmes dons de soi et d’amour. C’est passer davantage de temps, affectionner, prendre soin, plus de l’un que de l’autre, et développer la tristesse puis le manque par jalousie ainsi que les sentiments d’injustice et d'abandon.

Quelles que soient nos raisons et nos propres souffrances, il n’est pas normal de faire souffrir son enfant comme on a souffert. Ainsi, se faire résilient et avoir le courage de lui exprimer son Amour sous différentes formes, c’est avoir la possibilité d’être aimé de lui en retour, d'être important et d’exister dans sa vie. En effet, tu ne seras pas aimé de ton enfant si tu ne t’aimes pas.

« Tu ne peux faire tien l’Amour de l’autre quand tu n’as pas d’amour pour toi. »

En ne t’aimant pas, tu lui apprends à ne pas s’aimer, à ne pas s’accorder l’amour de ce qu’il est. Cela revient à le maudire car malheureusement dans la vie,

« Se refuser l’Amour est la pire douleur qui soit. »

Bien peu de parents aiment leur enfant comme ils le devraient, c’est-à-dire comme ils devraient s’aimer eux-mêmes. Nombreux sont ceux qui ont cessé de s’aimer étant petits, suite aux mauvais traitements subis et comportements malsains liés aux peurs de leurs parents. Ce n’est pas l’amour de leurs parents qu’ils perdent, car ils sont tout pour eux, mais leur propre amour. Victime du désamour de son parent et de son incapacité à le donner et le recevoir correctement, l’enfant devient aphile comme lui. Ne recevant pas l’amour et l’affection qu’il devrait recevoir, l’enfant adopte des comportements de sacrifice pour plaire à son parent, dans le seul but d’être aimé. Ainsi, il nourrit par lui-même la peur de ne pas être aimé et les attitudes de privation et d’abus en vue de l’être.

« La peur de ne pas être aimé par son parent rend aphile. Elle développe l’incapacité d’aimer et d’être aimé en retour. »

Commence alors l’existence malheureuse à la recherche d’un amour que l’enfant puis le jeune adulte qu’il devient, n’a pas compris qu’il devait se donner lui-même... Pourtant, pour retrouver sa vie et son présent,

« Chacun doit réparer son cœur brisé avec l’Amour de Soi. Il se brisera encore plus en essayant de le réparer avec l’amour des autres. »

Chaque relation amoureuse qu’il aura, attisera sa peur de ne pas être aimé et il optera pour les comportements qu’il a subi ou auxquels il a eu recours pour l’être (victime ou bourreau). Par exemple, il ne saura pas accorder de son temps, ou à l’inverse être trop collant, ne saura pas accepter l’autre pour ce qu’il est et voudra peut-être le changer, voire même le faire souffrir en le trahissant... On retrouve alors toute la panoplie des ressentiments liés à un relationnel dépourvu de l’expression de l’Amour, mais des peurs d’aimer ressenties. Celles-ci conduisent, le plus souvent inconsciemment, au rejet et à l’abandon de l'autre, de ce qu’il est et de son Amour, à travers indifférence (silence) et/ou contrôle de ses faits et gestes, infidélité, tromperies et trahison de sa confiance (entraînant jalousie et tristesse liées au refus d'amour). A son extrême, cela mène à la suppression de sa liberté d’aimer (destruction psychologique par chantage affectif et manipulation perverse) et/ou de sa liberté d’être (dévalorisation par sacrifice et oubli de Soi).

« En ne l’acceptant pas pour ce qu’il est, un aphile essaie de briser le cœur de l’autre, en lui faisant perdre toute confiance et estime qu’il a de lui-même. »

Oui, ne pas accepter quelqu’un, qu’il soit son enfant ou son partenaire, c’est ne pas le vouloir pour ce qu’il est. C’est ne pas l’aimer et lui faire du mal, même si, au fond, ce n’est certainement pas ce que l’on souhaite pour eux, mais seulement pour soi.

 

Si tu as des enfants et que tu as la volonté de les aimer correctement, il te faut apprendre à t’aimer pour leur montrer l’exemple. Ne leur transmets pas tes peurs et souffrances passées. Accepte-les pour ce qu’ils sont. Donne-leur ce que tu n’as pas eu et qui t’a manqué. Car c’est en voulant leur bien et les rendre heureux que tu guériras aussi. L’altruisme, l’empathie et la compassion sont souvent vus comme des faiblesses, alors que ce sont les voies menant à l’Amour de Soi. Et,

« Il n’y a pas plus grande force en ce monde que celle de s’aimer. »

Ton enfant ne peut te respecter, ni avoir confiance en toi, si toi-même n’y arrives pas. Ne pense pas pouvoir ne rien y faire. Brise les boucles de souffrances générationnelles. Offre-lui l’Amour que tu n’as pas eu, offre-lui ce foyer que tu as toujours rêvé d’avoir, en t’accordant toi-même, tes libertés d’aimer et d’être qui tu veux.

 

23 février 2021

« Si tu veux que ton enfant soit heureux, tu dois l’être aussi, c’est-à-dire t’aimer pour montrer l’exemple. » - Mel

La vie c'est quoi? - Par Aldebert ♥

Illustration de Bearbrickjia - Autumn dream. 初心。

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Illustration de Kekebaby

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