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J'aime la vie - J'aime les enfants - 23/02/2021

26 Février 2021 , Rédigé par Mel Publié dans #J'aime la vie, #J'aime les enfants, #J'aime toi

 

« Les enfants, il faut les aimer pour ce qu’ils sont. Mais pour cela, il faut soi-même s’aimer pour ce que l’on est. »

Tu peux remplacer aimer par accepter. Cela revient au même mais permet de mieux comprendre que l’Amour est Acceptation. C’est accepter l’autre, ici l’enfant, pour ce qu’il est, c’est-à-dire respecter ses libertés d’être et devenir qui il veut être, d’aimer qui il veut aimer, et aussi, lui faire confiance.

 

Il ne faut pas avoir peur de donner à son enfant ce que l’on n’a pas eu petit et qui nous a manqué. Parfois, nous n’avons pas conscience que nos besoins d’amour, d’estime, de sécurité, entre autres, n’ont pas été satisfaits. Se poser la question de savoir s’il est heureux, permet souvent la prise de conscience de ces manques qui nous ont fait souffrir, et peut-être nous font souffrir encore. Bien sûr, cela nécessite vouloir aimer son enfant, c’est-à-dire accepter les sentiments d’amour éprouvés pour lui, afin de savoir le lui donner.

« Quand les gens n’arrivent pas à exprimer leurs sentiments aux personnes qu’ils aiment, c’est qu’ils ne les ressentent pas pour eux. »

Malheureusement, s’ils ne les ressentent pas pour eux, cela signifie qu’ils n’acceptent pas de s’aimer, alors,

« Quand il n’y a pas de volonté de faire du bien à l’autre pour s’en faire, il n’y a pas d’Amour. »

En effet, nombreux sont ceux qui disent aimer leurs enfants, mais leurs comportements vis-à-vis d’eux attestent du contraire. D’ailleurs, comment peuvent-ils avoir la volonté de les aimer quand ils ne veulent pas aimer ce qu’ils sont, ou prendre conscience de leurs propres souffrances et peurs pour ne pas les leur transmettre ? Chez certains, la volonté de ne pas s’aimer est tellement tenace et douloureuse, qu’on s’en aperçoit à travers l’enfant, qui est en souffrance très tôt. Cela ne s’invente pas, en effet,

« Faire du bien à son enfant et le rendre heureux, ça n’arrive pas tout seul, mais par la volonté de l’aimer autant que l'on s'aime. »

Oui, c’est une volonté de vivre de l’amour que tu ressens, d’accepter tes beaux sentiments et de les exprimer. Une volonté de rendre authentique ta personne et ton monde, puis de t’entourer de ceux qui savent apprécier ton bonheur, en vue de les rendre heureux.

 

Ce que l’on a vécu dans notre enfance, n’est pas forcément un modèle à perpétuer. Peu de gens se posent la question de savoir s’il est bon de le reproduire. Si cela ne nous a pas rendu heureux ou nous a fait souffrir, il est normal de vouloir changer les choses, en vue de les améliorer et de faire du bien à son enfant, de lui accorder ce que l’on n’a pas eu, et de se l’accorder par la même occasion. Ce n’est que comme cela que l’Amour s’exerce et que l’on brise les boucles de souffrances générationnelles, celles engendrées par les peurs, les préjugés et les inquiétudes… du parent à l’enfant. Il y a plusieurs situations qui perpétuent le mal et qui attestent de l’incapacité à aimer son enfant, liée à l’aphilie. J’en distingue cinq.

Ne pas passer de temps avec lui. Cela occasionne un fort sentiment d’abandon pour l’enfant, une absence de complicité avec le parent, qui ne se fait pas présent pour le connaître et le rendre heureux. C’est ne pas être là quand il le faudrait, lui assurer sa protection quand le besoin s’en fait ressentir, ne pas réaliser ses volontés ni contenter sa demande d'amour, en somme, perdre sa confiance.

« Comment parler à quelqu’un de tes problèmes quand il n’est pas là pour parler avec toi quand tout va bien ? »

Être trop collant, tout lui faire. Cela peut être forcer son affection et ne pas le laisser libre d’aimer qui il veut. Être toujours dans le contrôle, ne pas lui laisser d’espace, de choix, d’autonomie, d’indépendance. L’enfant peut sentir que le parent ne lui fait pas confiance ou ne veut pas que son affection aille à quelqu’un d’autre. Cela peut le priver de sa liberté d’être, de se découvrir, et de devenir qui il veut, mais aussi de se responsabiliser.

« Les gens qui t’aiment, te laissent être et exprimer qui tu es, c’est-à-dire être authentique. »

Ne pas être content de lui, ne faire remarquer que ce qui ne va pas. En ce cas, l’enfant ressentira le rejet, le fait de ne pas être accepté dans ses différences et son unicité. Il pensera ne pas avoir de valeur ni d’importance, ou que les autres valent mieux que lui. Il ne développera pas l’estime et le respect de sa personne. Il fera tout pour être à la hauteur, quitte à sacrifier ce qu’il est amené à devenir, changer pour plaire, ou même s’oublier pour contenter le parent.

« Aimer quelqu’un c’est l’accepter, c’est-à-dire le vouloir tel qu’il est. »

Ne pas être affectueux avec lui. Cela engendre un fort sentiment de rejet de soi. Cette distance froide lui fait penser ne pas être méritant de l’amour et de la tendresse de son parent. Elle contribue au désamour de sa propre personne, de son physique notamment et de la façon très négative dont il se voit.

« Elle/il ne saura pas que tu l’aimes si tu ne lui exprimes pas l’amour que tu ressens. »

Ne pas se donner pareillement à ses enfants. C’est ne pas attribuer la même importance à chacun d’eux, ne pas savoir accorder les mêmes faveurs, privilèges, priorités, etc., c’est-à-dire les mêmes dons de soi et d’amour. C’est passer davantage de temps, affectionner, prendre soin, plus de l’un que de l’autre, et développer la tristesse puis le manque par jalousie ainsi que les sentiments d’injustice et d'abandon.

Quelles que soient nos raisons et nos propres souffrances, il n’est pas normal de faire souffrir son enfant comme on a souffert. Ainsi, se faire résilient et avoir le courage de lui exprimer son Amour sous différentes formes, c’est avoir la possibilité d’être aimé de lui en retour, d'être important et d’exister dans sa vie. En effet, tu ne seras pas aimé de ton enfant si tu ne t’aimes pas.

« Tu ne peux faire tien l’Amour de l’autre quand tu n’as pas d’amour pour toi. »

En ne t’aimant pas, tu lui apprends à ne pas s’aimer, à ne pas s’accorder l’amour de ce qu’il est. Cela revient à le maudire car malheureusement dans la vie,

« Se refuser l’Amour est la pire douleur qui soit. »

Bien peu de parents aiment leur enfant comme ils le devraient, c’est-à-dire comme ils devraient s’aimer eux-mêmes. Nombreux sont ceux qui ont cessé de s’aimer étant petits, suite aux mauvais traitements subis et comportements malsains liés aux peurs de leurs parents. Ce n’est pas l’amour de leurs parents qu’ils perdent, car ils sont tout pour eux, mais leur propre amour. Victime du désamour de son parent et de son incapacité à le donner et le recevoir correctement, l’enfant devient aphile comme lui. Ne recevant pas l’amour et l’affection qu’il devrait recevoir, l’enfant adopte des comportements de sacrifice pour plaire à son parent, dans le seul but d’être aimé. Ainsi, il nourrit par lui-même la peur de ne pas être aimé et les attitudes de privation et d’abus en vue de l’être.

« La peur de ne pas être aimé par son parent rend aphile. Elle développe l’incapacité d’aimer et d’être aimé en retour. »

Commence alors l’existence malheureuse à la recherche d’un amour que l’enfant puis le jeune adulte qu’il devient, n’a pas compris qu’il devait se donner lui-même... Pourtant, pour retrouver sa vie et son présent,

« Chacun doit réparer son cœur brisé avec l’Amour de Soi. Il se brisera encore plus en essayant de le réparer avec l’amour des autres. »

Chaque relation amoureuse qu’il aura, attisera sa peur de ne pas être aimé et il optera pour les comportements qu’il a subi ou auxquels il a eu recours pour l’être (victime ou bourreau). Par exemple, il ne saura pas accorder de son temps, ou à l’inverse être trop collant, ne saura pas accepter l’autre pour ce qu’il est et voudra peut-être le changer, voire même le faire souffrir en le trahissant... On retrouve alors toute la panoplie des ressentiments liés à un relationnel dépourvu de l’expression de l’Amour, mais des peurs d’aimer ressenties. Celles-ci conduisent, le plus souvent inconsciemment, au rejet et à l’abandon de l'autre, de ce qu’il est et de son Amour, à travers indifférence (silence) et/ou contrôle de ses faits et gestes, infidélité, tromperies et trahison de sa confiance (entraînant jalousie et tristesse liées au refus d'amour). A son extrême, cela mène à la suppression de sa liberté d’aimer (destruction psychologique par chantage affectif et manipulation perverse) et/ou de sa liberté d’être (dévalorisation par sacrifice et oubli de Soi).

« En ne l’acceptant pas pour ce qu’il est, un aphile essaie de briser le cœur de l’autre, en lui faisant perdre toute confiance et estime qu’il a de lui-même. »

Oui, ne pas accepter quelqu’un, qu’il soit son enfant ou son partenaire, c’est ne pas le vouloir pour ce qu’il est. C’est ne pas l’aimer et lui faire du mal, même si, au fond, ce n’est certainement pas ce que l’on souhaite pour eux, mais seulement pour soi.

 

Si tu as des enfants et que tu as la volonté de les aimer correctement, il te faut apprendre à t’aimer pour leur montrer l’exemple. Ne leur transmets pas tes peurs et souffrances passées. Accepte-les pour ce qu’ils sont. Donne-leur ce que tu n’as pas eu et qui t’a manqué. Car c’est en voulant leur bien et les rendre heureux que tu guériras aussi. L’altruisme, l’empathie et la compassion sont souvent vus comme des faiblesses, alors que ce sont les voies menant à l’Amour de Soi. Et,

« Il n’y a pas plus grande force en ce monde que celle de s’aimer. »

Ton enfant ne peut te respecter, ni avoir confiance en toi, si toi-même n’y arrives pas. Ne pense pas pouvoir ne rien y faire. Brise les boucles de souffrances générationnelles. Offre-lui l’Amour que tu n’as pas eu, offre-lui ce foyer que tu as toujours rêvé d’avoir, en t’accordant toi-même, tes libertés d’aimer et d’être qui tu veux.

 

23 février 2021

« Si tu veux que ton enfant soit heureux, tu dois l’être aussi, c’est-à-dire t’aimer pour montrer l’exemple. » - Mel

 

Page complète : J'aime la vie #Jaimelesenfants

 

Illustrations de 南栀子

 

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