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J'aime la vie - J'aime moi - 07/02/2021

10 Février 2021 , Rédigé par Mel Publié dans #J'aime la vie, #J'aime moi, #J'aime toi

 

« Je suis peut-être trop, mais c’est ce trop qui me définit. Et si tu ne l’apprécies pas, c’est que tu es trop peu pour moi. »

Trop sensible, trop gentille… Oui je suis peut-être trop, mais si je le suis, c’est dans l’Amour. Et cela ne me dérange pas de l’être, bien au contraire. Je m’aime, j’ai ma vie et mes libertés, d’être qui je veux être, d’aimer qui je veux aimer. Je profite de tout cela dans l’instant, je m’accapare du présent pour exprimer pleinement qui je suis, et m’accomplir en toute quiétude. Chaque jour qui se lève est un bonheur à vivre que je partage avec ceux qui tiennent à moi et me le font savoir, ceux qui sont présents même quand je ne les sollicite pas, ou que je ne vais pas bien. Ceux qui m’aiment comme je les aime.

« Les gens pour qui tu comptes vraiment, pour qui tu es important/e savent être présent pour toi d’une façon ou d’une autre. Ils te font exister dans leur vie. »

 

Ceux qui ne sont pas dans l’amour, même si tu les aimes, même s’ils sont de ta famille, s’éloignent de toi en te rejetant ou en n’étant pas là pour toi. Et c’est mieux ainsi, car si tu les forçais à être ton présent ou si tu étais dans l’attente de leur amour, tu souffrirais du fait qu’ils ne s’aiment pas eux-mêmes, c’est-à-dire de leur aphilie. Tu souffrirais avec eux de leurs comportements toxiques et malsains pour se faire du mal, de leur limites et impossibilités qu’ils s’imposent pour ne pas se faire libre et maître de leur vie, mais notamment, de leurs impuissances et incapacités à aimer ce que tu es. Ils pourraient te faire du mal intentionnellement en te dévalorisant ou en trahissant ta confiance, et en arriver même à prendre ta vie si tu persistais à les aimer alors qu’eux-mêmes en sont incapables. Quoi qu’il en soit, sois fort/e de t’aimer et surtout

« Ne t’adapte jamais à ce(lui) qui te fait mal. »

 

Nous n’avons pas à aimer les gens à leur place, ni à attendre ou forcer leur présence. Ils sont libres d’être et d’aimer qui ils veulent. Respecter leurs libertés, c’est les aimer. Et il est bien normal qu’ils te traitent de la même façon si tu comptes vraiment pour eux.

« L’Amour ne s’épanouit qu’en toute réciprocité, dans la volonté d’aimer l’autre autant que l’on s’aime. Il n’y a rien à espérer si la personne que tu aimes n’est pas prête ou en capacité de t’aimer comme toi tu l’es… »

Par contre, nous avons à nous aimer nous-mêmes et à nous faire priorité pour ressentir et exprimer ce que nous sommes. Car c’est seulement ainsi, en libérant l’Amour qui nous définit, que nous devenons l’architecte de notre bonheur et de notre vie. Rien n’arrive par hasard. Les gens vont et viennent, s’ils ne veulent pas rester dans ta vie et s’ils ne veulent pas de ta confiance, il faut accepter cela.

« Après tout, si tu arrives à te passer de moi, c’est que je peux moi aussi, me passer de toi. »

En effet, ils sont responsables de qui ils sont, de ce qu’ils veulent et de ce qu’ils décident. Il n’y a rien de bon à essayer de forcer leurs avis, de t’imposer dans leur vie, ou de les faire changer selon tes envies. Oui, il est des forces qui nous dépassent, lutter contre elles en s’y opposant ou en repoussant ce qui doit être, ne sera que douloureux.

« Ce qui est, soit tu l'acceptes soit tu y résistes. L'acceptation libère l'Amour, la résistance t'enfonce dans la souffrance. »

 

L’Amour que je libère, s’exerce par-delà la distance et l’indifférence. Le rejet et l’abandon n’empêchent pas un amour authentique. Certains peuvent bien me refuser le leur ou m’exclure de leur vie, cela n’y change rien. L’Amour que j’éprouve se fait présent et le sera tant que je l’exprimerai. Oui car s’aimer est un pouvoir, celui de faire le bien à ceux que l’on veut aimer. Rien ne peut l’altérer, le diminuer, le contraindre, si ce n’est moi-même par ma simple volonté. Il est immuable, puissant et inconditionnel. Les autres ne peuvent s’opposer à ton pouvoir d’aimer. Ceux qui tentent de s’y confronter, finissent par l’éviter et le fuir, bien conscients au final, de ne pas être à la hauteur pour accueillir un tel Amour dans leur vie. Ils ne sont que violence, fuite ou résignation, les trois faiblesses ou lâchetés, caractéristiques des aphiles. Oui, je suis peut-être trop dans l’Amour, mais eux, sont trop dans la souffrance. Et je n’aime pas les personnes qui se retiennent d’aimer, elles ne savent que souffrir. Elles sont tellement à l’opposé de ce que je suis…

« J’aime ce que tu ne veux pas être, c’est-à-dire quelqu’un de bien. J’aime donc ce que tu n’es pas. »

 

« Toute personne mérite le respect. Toute mise à nu émotionnelle mérite considération. »

Quand on exprime son Amour, on s’expose, on se met à nu émotionnellement parlant. On s’affiche dans toute la vulnérabilité et l’authenticité de son Être, en faisant preuve de courage. On prend le risque d’être déçu et même blessé. En effet, on peut se faire des illusions sur des gens que l’on pensait aimables et dignes de confiance. Mais cela ne dure que le temps de constater l’absence de réciprocité d’Amour et de belles valeurs. Le temps de les connaître un peu plus, de les voir se comporter et les entendre parler des autres. Tu sais alors qui ils font gagner, du cœur ou de l’ego, dans leur petite guerre intérieure, et s’ils agissent par peur ou par amour. Généralement, on ne me déçoit pas deux fois. Et pour cause, la confiance est un don d’Amour. Il faut savoir que

« On ne peut donner son Amour à tout le monde, car même ceux que l’on voudrait chérir sont capables de nous faire mal. »

Et aussi

« Il est fortement décevant et lassant de se donner à qui ne sait que recevoir. »

C’est là que tu comprends qu’il y a des gens qui méritent ton Amour, ta gentillesse et ta générosité, et d’autres non. Il y a des bonnes et des mauvaises personnes, mais toutes pourront t’enseigner quelque chose pour te faire avancer vers qui tu dois être. Ce n’est pas très grave au fond, car cela prouve que l’on a des rêves et que l’on a aimé. Et puis, pour tout échec, pour toute souffrance,

« On ne peut apprendre à se relever si on n’accepte pas de tomber. »

 

Pour moi, la vie ne prend de sens que dans l’Amour. Même si cela ne dure pas, je prends ce qui est bon dans l’instant sans me soucier de ce qui a été, ni de ce qui sera. La vie est bien trop courte, bien trop fragile, pour ne pas croquer ce qui se présente à toi avec Amour.

« L’Amour, il y en a tellement qui le répriment ou qui te le refusent, que quand tu tombes sur quelqu’un qui en a pour toi, tu prends. »

Il arrive que l’amour ne soit plus exprimé dans la relation. Il se peut que l’on ne ressente plus l’amour de l’autre ou que l’on en éprouve pour quelqu’un d’autre. Sans la volonté réciproque d’aimer l’autre autant que soi, la relation n’a plus lieu d’être. Pour être solide, pérenne et durable, la relation a besoin de l’authenticité des deux partenaires. Il faut savoir que la faire durer malgré tout, en ignorant ou en réprimant la Vérité de ce qui est, n’apportera que souffrance supplémentaire. En ce cas, il ne faut pas avoir peur d’y mettre fin pour se trouver Soi, c’est-à-dire récupérer ses libertés d’être et d’aimer.

« Les séparations et les ruptures sont parfois douloureuses mais sont nécessaires à toute rencontre avec Soi. »

Il est inutile de s’opposer à ce qui doit être, de se bloquer dans une situation qui ne nous rend pas ou plus heureux. Pourtant, nombreux sont ceux qui tolèrent cette souffrance par peur de ne plus être aimé. Certains se soumettent et sacrifient qui ils sont pour rester avec l’autre ; pour faire cela, ils taisent leurs vrais sentiments. Ils sont prêts à s’interdire d’aimer et donc de vivre, juste pour éviter la séparation, puis la solitude et enfin, l’Amour de Soi.

« Ne pas se permettre d’aimer qui on est et qui on veut, c’est ne pas vouloir vivre ou aimer souffrir ou les deux… »

La vie, on est là pour la vivre et non seulement la rêver dans son esprit. Nous ne sommes pas là pour contenter les autres en se sacrifiant et en restant piégé dans une existence malheureuse. Il ne faut pas avoir peur de changer, de quitter ce qui ne nous convient plus. Il faut toujours se libérer de toute contrainte qui nous empêche d’être qui on veut être, et d’aimer qui on veut aimer. Oui car il est bien vrai que

« Le plus malheureux et le plus souffrant est celui qui (se) refuse l’Amour de ce qu'il est. »

Vouloir être aimé sans s’aimer est source des pires souffrances de ce monde. Si on veut vivre et ne plus souffrir, il faut donc travailler sur sa peur d’aimer, l’identifier et l’accepter, afin de satisfaire ce besoin d’Amour de qui on est, par soi-même. Car ce n’est qu’ainsi, en sachant libérer l’Amour de Soi, que l’on saura le reconnaître et l’aimer aussi chez l’autre. Oui, c’est en s’aimant que l’on sait aimer et vivre. Alors après toute déception, désillusion, souffrance, après tout rejet et abandon, dis-toi bien que

« L’essentiel est d’avoir aimé et de continuer à s’aimer. »

Ce que tu as perdu, ce que tu ressens, même si c’est douloureux au début, est nécessaire pour te retrouver et t’aimer plus fort, pour connaître ce que tu veux et ce que tu ne veux plus. Il y a tellement de choses bien meilleures que la compagnie de quelqu’un qui ne t’aime pas. Oui, tout petit plaisir du quotidien, même solitaire, vaut bien mieux que la présence d’un aphile à tes côtés. Il te ferait oublier qui tu es et ce qui fait la beauté de la vie, puis ce qui fait que tu te sens vivant et heureux de l’être.

 

Tu es l’unique personne en qui tu peux avoir une confiance absolue, sur laquelle tu peux vraiment compter, et qui ne te décevra jamais. La seule qui peut te connaître avec autant de véracité et d’authenticité, dans tes forces comme dans tes faiblesses. La plus avisée et la plus prompte à agir avec courage pour te contenter, avec panache pour t’accomplir, comme personne d’autre ne le fera pour toi de toute ta vie. Alors

« Respecte-toi, crois en toi et aime-toi. Tu seras respectable, confiant/e et digne d’être aimé/e. »

Visualise ton propre chemin, éclaire-le de ta lumière, avance seul/e dans l’Amour que tu te portes et exprime-le pour faire ton bonheur. Il n’y a que comme cela que tu pourras aimer et que tu pourras savoir ce qu’est être aimé en toute réciprocité et authenticité.

« Ce n’est pas égoïste de se rendre heureux, car faire son bonheur en s’aimant, c’est avoir la possibilité de faire celui des autres en sachant les aimer. »

7 février 2021

« Celui qui ne veut pas connaître l’Amour, ne le connaîtra pas. »  - Mel

 

Page complète : J'aime la vie #Jaimemoi

 

Illustrations de Yuumei

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J'aime la vie - Je n'aime pas - 31/01/2021 - L'Amour de Soi retrouvé

5 Février 2021 , Rédigé par Mel Publié dans #J'aime la vie, #Je n'aime pas, #J'aime toi, #Rêverie Mel

 

« L’Amour exprimé se fait Vie. »

Les aphiles sont caractérisés par l’absence d’amour et donc de vie. Sans Amour, il n’y a pas de volonté de faire du bien à soi et à l’autre, il n’y a que la peur de ne pas être aimé. Malheureusement, ils rejettent ou abandonnent ce qui est bon pour eux. Ils souffrent de ne pas s’aimer en s’imposant une existence dénuée d’Amour.

« Les gens en souffrance se donnent des raisons de l’être. En refusant dans leur vie ce(ux) qu’ils aiment, ils s’empêchent de vivre. »

Ils ne sont que lâcheté et faiblesse, ils manquent de courage, ne serait-ce que pour communiquer, incapable de s’exprimer et encore moins de libérer ce qu’ils ressentent. Cette incapacité vient d’une part, du fait qu’ils ne se l’autorisent pas et d’autre part, parce qu’ils rejettent et renoncent à tout ce qui est beau et bon en eux. Alors ils se forcent à être ce qu’ils ne sont pas, à endosser le rôle d’une personne forte qui ne connaît pas la sensibilité ni la vulnérabilité à l’être. Pourtant

« Continuer à vouloir souffrir pour paraître fort, c’est ne pas accepter être vulnérable, mais c'est le devenir encore plus. »

Ils veulent passer pour de gros durs à qui tout réussi. Ils se cachent derrière différents masques en fonction des personnes qu’ils côtoient. Ils se piègent eux-mêmes et se perdent dans les mensonges qu’ils s’imposent, dans la négativité de leur monde d’illusions. Un monde faux et bien laid, un monde-prison, où il n’y a ni sincérité ni authenticité, où le temps se fait mort, perdu à jamais car il n’est ni présent ni vérité. Oui, être faux est franchement épuisant car c’est perdre son temps de vie à faire semblant d’être ce que l’on n’est pas.

« Le temps d’aimer se fait présent et vie, le temps passé à refuser ce qui est, se fait souffrance et se perd à jamais. »

Pour se sortir de là, ce n’est pas seulement de la volonté et du courage qu’il faut, c’est aussi un minimum de jugeote. C’est être assez aguerri et avisé pour se relever des déceptions et désillusions, mais aussi pour savoir se donner et être aimable envers les personnes qui méritent cette bienveillance et cette gentillesse. C’est être expérimenté et fort de ses souffrances dépassées, pour ne pas tomber à nouveau dans les relations de dépendance affective et de sacrifice de sa personne. C’est avoir suffisamment de raisonnement pour se faire meilleur par la résilience et devenir plus sage. Se faire moins dupe et moins naïf, plus instinctif et plus intuitif, face aux situations douloureuses qui se renouvellent, appelées par nos peurs et craintes. C’est réfléchir sur ce que l’on veut et ne veut plus pour se connaître et vouloir arrêter enfin d’en souffrir. Se faire plus calme et plus responsable, c’est se pardonner en acceptant d’avoir été, et en voulant devenir meilleur.

« La prise de conscience de ses propres souffrances et peurs doit être accompagnée d’intellect, de responsabilité et de maturité. »

On ne peut devenir maître de soi en demeurant idiot, en n’apprenant pas de ses erreurs, en restant bloqué dans son passé et défini par ce que pensent les autres. Cela sous-entend de changer en s’améliorant, d’évoluer vers une meilleure version de soi. Malheureusement, la plupart vivent dans la crainte que l’on dise du mal sur eux et ne se rendent pas compte qu’ils l’entretiennent en y pensant sans relâche, et en ayant déjà par eux-mêmes, une image bien dégradante du point de vue de leur amour-propre.

« Contre la bêtise et l’ignorance des autres, on ne peut rien. Mais contre les nôtres, une prise de conscience et la volonté de changer suffisent, enfin, généralement… »

On ne peut se faire libre sans un minimum de raisonnement et d’intelligence. La réflexion sur ce qui est et sur ce que l’on ressent, en bien comme en mal, nous rend plus matures et plus responsables. Cela nous mène à prendre conscience et à accepter ce qui est et ce que l’on est, et développe ainsi la confiance et l’estime de soi.

« Il y en a qui se disent intelligents alors qu'ils ne se connaissent pas et n'essaient même pas de se comprendre. »

 

Ils n’ont pas le cœur ouvert à l’Amour car ils ne sont que souffrances et peur de ne pas être aimés. Ils n’ont même pas la volonté de se le donner, ils le cherchent en dehors d’eux ou repoussent celui qui vient, s’y opposent franchement ou nient carrément le ressentir. Ils l’abandonnent ou le martyrisent, de la même façon qu’ils se délaissent et se rejettent. Ils ne veulent que souffrir de ne pas s’aimer. Oui, ils en sont bêtes et égoïstes. Pourtant,

« La peur d’aimer est celle de ne pas l’être et elle est effective tant que tu ne te donnes pas cet Amour. »

Ils ne veulent pas changer pour devenir meilleur par l’Amour, c’est-à-dire être de bonnes personnes tournées vers le bien. Ils ne veulent pas croire en eux et en leur capacité à s’aimer. Ils se sentent finis, vieux, périmés, anéantis par les regrets et les remords, rongés certainement aussi par le manque et la nostalgie, peut-être même la jalousie. Sur leurs vieux jours, que leur restera-t-il de beau, auront-ils vécu leurs rêves ? Auront-ils fait le bien autour d’eux ? A qui manqueront-ils ? Auront-ils ce sentiment de plénitude et de sérénité d’une vie accomplie, du bien-être atteint avec l’authenticité de ce qu’ils sont, dans leurs pleins potentiels de vie et d’amour ?

« Si tu ne te vois pas réussir, il n’y a aucune raison que tu y parviennes. C’est toute l’importance de croire en Soi. »

Ils ne sont pas prêts à accepter de vivre, à accueillir les choses comme elles viennent, à lâcher prise sur ce qu’ils ne peuvent contrôler. Ils s’épuisent même à s’y opposer et perdent beaucoup en santé physique et mentale. Je suppose que certains se pensent complètement fous, car le bien et le mal s’affrontent en eux. C’est la bataille de l’ego blessé qui cherche à tout contrôler et du cœur qui veut lâcher prise et libérer l’Amour. Cette dualité, nous l’avons chacun en nous. Mais c’est nous qui décidons qui nous cautionnons et qui nous faisons gagner. Agir par peur ou par Amour ? Ils ne se permettent pas de libérer l’amour parce qu’ils ont très peur. Et ils préfèrent rejeter ou nier en bloc leurs peurs, que d’avoir à les identifier et devoir s’y confronter une bonne fois pour toutes. Elles les maintiennent alors dans la souffrance passée, les privent de leur présent en supprimant leurs libertés et leur santé.

« Le temps en l’absence d’Amour, n’est que souffrance et abandon, prémices de mort. »

Ils n’arrivent pas à se débarrasser de leurs croyances et préjugés débiles entretenus pas d’autres aphiles en mal-être, ce qui les soumet à leurs avis et jugements et les entraîne à les craindre davantage. Seulement, tant qu’ils ne sont pas prêts à s’aimer, ils ne feront que souffrir. Oui car s’aimer c’est se libérer de ses peurs et des comportements égocentriques malsains qui y sont liés. C’est s’affranchir de ses propres limites et insécurités pour agir dans son intérêt en se faisant priorité et exclusivité. C’est exprimer son authenticité, dans ce que l’on a de plus beau venant du cœur, de l’esprit et du corps : pensées, Amour, tendresse. Mais parfois je me dis qu’ils doivent aimer souffrir, pour moi, c’est bien la seule explication. Il doit être plus simple pour eux de rejeter, s’opposer, délaisser ce qui est vie et amour, pour en retirer de la souffrance, plutôt que d’aimer pour en retirer du plaisir. Ils ne sont pas prêts à vivre mais en attendant, leur temps de vie se consume tout doucement. Ils passent donc à côté de la vie car ils ne peuvent l’apprécier sans l’Amour de Soi retrouvé. Un jour peut-être se diront-ils

« La vie est trop courte pour se passer de ce(ux) que l’on aime. »

Oui, le temps perdu à ne pas s’aimer et à repousser ce qui est, est perdu à jamais, c’est du temps sans amour et sans vie, c’est du temps mort. Et à l’inverse

« L’Amour exprimé se fait présent et ne peut être perdu tant qu’il le reste. »

 

Leur incapacité à communiquer, les conduit à penser et parler à la place de l’autre. Spécialistes du « J’ai pensé que tu… », ils se font les questions et les réponses tout seuls. Ils ont cette lâcheté de penser et décider à ta place au lieu de te consacrer un peu de temps pour te le demander tout simplement. Ils expriment tout haut les regrets liés à tes refus et rejets inventés de toute pièce. Aller vers l’autre pour lui parler nécessite effectivement du courage. C’est ressentir suffisamment d’Amour, pour être capable de se détourner de ses peurs pour ne plus se faire du mal, et de se tourner vers lui pour lui faire du bien. C’est lui donner de son attention et de son temps pour le voir, le connaître, l’approfondir et partager l’instant. C’est le faire exister dans sa vie donc l’aimer.  

« La communication se fait Amour quand il s’agit d’apporter à l’autre, son attention (amour) et son temps (vie), dans le but de lui faire du bien. »

Les gens qui sont tournés vers l’amour et les plaisirs d’aimer, sont altruistes, soucieux de faire le bien autour d’eux, c’est-à-dire de rendre les autres heureux, à travers le partage et les réjouissances, l’empathie et la compassion. Ils sont en capacité de donner aux autres l’Amour qu’ils se portent. Oui,

« Celui qui veut se faire du bien/mal, en fait à ceux qu’il aime. »

A l’inverse, les aphiles ressentent toute la panoplie des émotions négatives. Incapables de maîtriser le courant du feu noir qui s’empare d’eux, qui les envahit totalement et les submerge, ils font alors du mal aux autres pour s’en faire, surtout à ceux qu’ils aiment ou qui ne veulent que leur bien. Ils sont en colère contre eux. En colère d’être si lâches, si impuissants, si vulnérables, même s’ils ne veulent pas le reconnaître. D’être inaptes à ressentir et à exprimer ce qui les définit. Frustrés de ne pas savoir s’accorder ce qui est bon, de ne pas savoir aimer ce qu’ils sont, ce qu’ils ont, de ne pas savoir en prendre soin et le faire durer. Égoïstes et jaloux de le voir chez les autres. Déçus d’eux-mêmes, de leur incapacité à accepter l’Amour qui s’offre à eux et de leur absence de courage à le faire leur. Dégoûtés d’avoir trop attendu pour agir, persuadés ensuite que c’est trop tard. Ils laissent filer de belles opportunités, à attendre puis regretter, sans se remettre en question ni se sortir de l’inaction. A l’évidence,

« Les gens qui pensent que c’est trop tard, aiment souffrir. »

Ils sont dépassés par la peur de perdre ce qui leur est cher, inconscients de l’avoir déjà gâché et blessé, ou alors bien conscients de cette autodestruction. Ils ne s’en doutent certainement pas mais les peurs, c’est comme les rêves et les vœux, plus tu y crois et plus il y a de chance qu’ils se réalisent.

« Si tu as peur d’avoir perdu quelqu’un dans ta vie, c’est que c’est le cas. En fait, sois rassuré/e, toutes tes peurs deviendront réalité parce que tu crois fortement en elles. »

Quand vient la prise de conscience, ils sont dévorés par les regrets, les remords et la culpabilité, la tristesse et le manque de l’amour éprouvé, qu’ils ont rejeté puis abandonné. Noyés dans le chagrin et la mélancolie liée aux souvenirs d’un bonheur révolu, dont ils n’ont pas su estimer la valeur ni l’importance de le chérir pour le rendre pérenne et solide. Certains de l’avoir perdu à tout jamais, alors qu’ils n’ont fait aucun effort pour le faire entrer dans leur vie, lui faire du bien, ni eu le courage de le faire leur. Aveugles au fait qu’il ne tient qu’à eux de retrouver ce bonheur en libérant et exprimant l’Amour qu’ils ressentent et qu’ils ont en eux.

« Ceux qui se disent qu’ils ont tout perdu, ne voient pas qu’il suffit qu’ils s’aiment pour tout retrouver. »

Et comme l’Amour exprimé se fait présent et vie, ils perdent donc leur temps de vie en restant dans les souffrances passées.

 

***

L’Amour de Soi retrouvé

 

Sous le coup de son ego blessé et de sa colère,

Avec hargne, il jette à l'eau son caillou porte-bonheur.

Tout au fond, jusqu’à ne plus le voir, il le regarde tomber dans la douleur.

Là, englouti par les eaux sombres, il pense avoir enseveli son chagrin.

 

Ne plus s’aimer, c’est se rejeter et ne pas se pardonner.

En prendre conscience c’est réaliser être le caillou jeté et abandonné.

Guérir c’est vouloir refaire surface, quitter les abysses du faux moi,

Vivre en exprimant à nouveau l’Amour de Soi.

 

Il brave les ténèbres et la peur de ce que sera demain,

Il plonge se chercher avec le courage du sauveur.

Conscient d’être responsable de sa douleur et de son malheur,

Pour retrouver sa Vie, son Amour et sa Lumière.

***

 

« La Vie est pour ceux qui ont le courage d’exprimer leur Amour. »

Souffrir est la conséquence à ne pas vouloir s’aimer, voire à s’y opposer franchement en se rejetant.

« Que peut-on espérer de ces personnes qui font leurs choix de vie pour (faire) souffrir et non aimer ? »

A l’évidence, à part aimer souffrir comme elles, il n’y a rien d’autre à faire que de s’en éloigner ou de les laisser partir de ta vie. Elles ont beaucoup de colère et de haine envers elles, ce qui les mène à la souffrance de ne pas savoir aimer ni pardonner, renouvelée en boucles infernales et incessantes. Une douleur auto-entretenue par l’absence flagrante de volonté d’aimer en se faisant confiance, de remise en question et de bon sens pour ne plus faire les mêmes erreurs par la prise de conscience et l’intellect.

« L’aphile peut être très endurant à la souffrance. Il préfèrera tendre l’autre joue plutôt que de se remettre en question en faisant preuve d’intellect et de maturité. »

De cette absence d’amour pour améliorer les choses, pour vivre de ce que l’on est dans ses potentiels de vie et d’Amour, en vue de faire son bonheur et le bien en partant de Soi.

Ceux qui sont dans la souffrance savent qu’il existe bien des façons de souffrir et de se sentir mourant, peuvent-ils imaginer qu’à l’opposé, il y a bien des façons d’aimer, qui apportent des plaisirs, des joies et un bonheur à vivre qu’ils ne connaîtront certainement jamais ?

31 janvier 2021

« Que vaut l’amour ressenti s’il n’est pas exprimé ? Il ne vaut rien du tout, mais le réprimer te coûtera la vie. » - Mel

 

Page complète : J'aime la vie #Jenaimepas

 

Illustrations de Valentina Remenar

 

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J'aime la vie - Je n'aime pas - 23/01/2021

26 Janvier 2021 , Rédigé par Mel Publié dans #J'aime la vie, #Je n'aime pas, #J'aime toi

 

« Tu es soit dans la peur, soit dans l’Amour, donc si tu veux aimer, tu ne dois plus avoir peur. »

Les aphiles sont des personnes incapables de s’aimer et donc d’aimer, car elles sont dans la peur et non dans l’amour. Pour autant, la plupart n’aiment pas ce qui leur arrive et elles en souffrent. En effet, elles font ce qu’elles peuvent pour éviter cette souffrance et c’est justement ce qui fait qu’elles la renouvellent dans leur réalité. Mais elles ne font rien non plus pour s’en sortir, et parfois même, elles s’enfoncent davantage dans leurs malheurs, en sabotant par elles-mêmes, leur chance de succès.

« L’Univers nous renvoie toujours à ce que nous sommes et ce que nous exprimons, que ce soit amour ou souffrance. »

 

Les souffrances sont propres à chacun, personne ne peut les comprendre ni te comprendre dans les tiennes. Ce sont tes démons, ou si tu veux, la part sombre de toi. Elles sont la matérialisation de tes peurs. Elles te sont personnelles dans le sens où elles sont arrivées à toi et où tu y as réagi, à ta façon. Certaines viennent de très loin, du temps de ton enfance, de situations douloureuses et traumatisantes, de besoins de vie et d’amour non satisfaits, notamment par le(s) parent(s). D’autres sont plus récentes dans ta vie d’adulte, fondées sur les échecs subis, les erreurs commises, de toutes sortes et dans tous les domaines. C’est ton ego blessé et la peur d’en souffrir à nouveau, qui forgent tes croyances et l’image que tu as de toi, avec les limites, blocages, complications et impossibilités qui y sont liées. Et c’est parce que personne ne peut te comprendre dans tes souffrances et dans tes raisons, que tu es le seul à pouvoir le faire pour les dépasser, comme tu as été le seul à les générer. Oui,

« La guérison par l’Amour de Soi, doit émaner du plus profond de notre Être, et commence par la volonté de ne plus souffrir de nos peurs. »

 

Les gens aphiles érigent tout seuls les murs de leurs prisons. Par le refus de l’amour dans leur vie, ils sont en incapacité d’aimer, certains mêmes ne veulent pas aimer, ni être aimés. Ils s’empêchent de satisfaire par eux-mêmes leurs volontés et besoins de Vie et d’Amour. Pour cela, ils ne se rendent pas libres de les exprimer. Il y a deux manières de supprimer ses libertés à exprimer sa Vérité et à être authentique, c’est-à-dire à être et aimer qui tu veux.

« Tu as deux façons de supprimer ta liberté à exprimer tes volontés. Soit tu les sacrifies pour satisfaire celles des autres, soit tu ne t’accordes pas le temps d’exprimer les tiennes. »

Oui, ce sont des prisonniers des autres et du temps… De fait, ils se laissent définir par les évènements et par l’avis des autres. Ils s’imaginent beaucoup de choses qui ne sont pas, ils s’illusionnent. Ils ne veulent pas ouvrir les yeux sur leur souffrance, préférant la tolérer, plutôt que d’affronter ce qui la génère. Ils ne prennent pas le temps de voir puis d’apprécier la Vérité, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Pourtant,

« Tu ne vis pas tant que tu n’acceptes pas la réalité et la Vérité de ce qui est, toi compris. »

Ils s’identifient à ce qui leur arrive, à ce que les gens pensent d’eux et surtout, à ce qu’ils veulent d’eux. Ils créent des relations de dépendance, en répondant aux besoins et volontés des autres, tout en sacrifiant les leurs ; sacrifice accentué par le manque de temps à pouvoir les exprimer par eux-mêmes. Dès lors, ils se placent dans l’attente d’un retour de leur part. Et seront forcément déçus et tristes, de constater l’absence de réciprocité de volonté d’aimer. Ils goûteront donc aux déceptions et frustrations, dans la douleur des blessures de rejet et d’abandon des autres. Oui, on n’est jamais si bien servi que par soi-même. En conséquence, on ne pourra s’accomplir qu’en réalisant ses propres objectifs.

C’est ainsi qu’ils se rendent prisonniers, en donnant leur temps de vie et d’amour. Ce temps qu’ils devraient consacrer à s’aimer, c’est-à-dire se contenter par eux-mêmes. Ils perdent la vue et la vie en s’opposant et en refusant la vérité de ce qui est et de ce qu’ils sont.

« C’est souvent de son fait que l’on souffre, et ceux qui n’acceptent pas cette vérité, ne sont malheureusement pas prêts à ne plus en souffrir. »

Le fait qu’ils en souffrent, appelle ces situations à se renouveler, et les amène aussi à les partager puis les transmettre à leur entourage, en créant ou perpétuant les boucles de souffrances générationnelles. A son extrême, la peur d’aimer mène à l’autodestruction, c’est-à-dire saboter ses chances de réussite, s’empêcher d’éprouver ce qui est bon, se faire mal en perdant son temps en mauvaise compagnie, ou encore, en faire à ceux qui nous veulent du bien.

« Quelqu’un qui prend plaisir à te voir souffrir ou n’a aucune compassion pour toi, n’est pas dans l’Amour. »

C’est être incapable d’aimer pour faire son bonheur donc celui des autres, ou pire encore, gâcher le leur, en essayant de briser leur amour pour eux, par le manque de respect ou le refus de leur confiance. Tout cela en conscience ou dans l’inconscience de faire du mal, mais quoi qu’il en soit, cela revient au même, car c’est maudire et non bénir son entourage.

« Les aphiles s’imposent de vivre avec le manque de ce(ux) qu’ils aiment. »

Ils s’imposent des situations qui les privent de leur liberté d’être et d’aimer, comme devoir se passer de ce(ux) qu’ils aiment, et souffrir en conséquence du manque et de la jalousie qui en découlent. Évidemment, ce n’est pas la souffrance qui manque, mais bien l’amour que l’autre nous a fait éprouver en sa présence. Cet amour qui nous manque est également présent en nous. Il faut se l’accorder c’est-à-dire se permettre de le trouver en nous dans un premier temps, pour savoir le recevoir et le donner à l’autre dans un second temps. Oui, retrouver l’Amour de Soi, c’est retrouver la capacité d’aimer.

« Se permettre d’aimer, c’est s’accorder ce qui est bon et en retirer le plaisir de le faire sien. »

Tant qu’on se le refuse, il n’y a pas de possibilité de le vivre avec l’autre. Il n’y aura alors que souffrance à partager, en croyant aimer. Malheureusement, il faudra réaliser tôt ou tard que bien et mal ne coexistent pas, c’est l’un ou l’autre, tu aimes ou tu souffres. Et oui, tu peux te persuader du contraire si tu veux, mais

« Les opposés ne peuvent coexister car il n’y a de partage qu’en toute réciprocité. »

Les gens qui sont dans la peur, confondent amour et souffrance. Ils te disent peut-être tous les jours qu’ils t’aiment, mais ce Je t’aime n’a aucune valeur s’il n’est pas accompagné de comportements affables et aimables en vue de te faire du bien. Ils ne savent pas exprimer ce qu’ils ressentent pour toi, souvent parce qu’ils n’en ont pas connaissance eux-mêmes ou n’éprouvent tout simplement rien. Ils ne t’estiment pas et ne voient pas la chance qu’ils ont de t’avoir dans leur vie. Ils ne veulent pas être aimés, ils rejettent ton Amour car ils se le refusent.

« Les aphiles t’imposent de te passer d’eux ou de souffrir avec eux. Ils ne te font aucun bien, que ce soit en conscience ou non, mais ils vont quand-même appeler ça de l’amour… »

De fait, ils ne chérissent pas la confiance que tu leur accordes. Peut-être prennent-ils même un malin plaisir à la trahir ? Ils te considèrent acquis/e et ne renouvellent pas leurs efforts pour te garder près d’eux ou te rendre heureux/se en leur compagnie. Tout doucement, tu perds de la valeur et de l’importance et ils passent moins de temps avec toi. Oui, c’est à ce moment que tu te dis

« Il vaut mieux s’aimer et être seul que ne pas s’aimer et combler ce manque avec les mauvaises personnes. »

Ainsi, celui qui accepte ses émotions venant du cœur, qui les ressent et les exprime par l’esprit et le corps, est apte à libérer l’Amour de ce qu’il est, et de le trouver chez les autres. Et à l’inverse,

« Celui qui a peur d’exprimer l’Amour de son cœur sur les plans de l’esprit et du corps, s’empêche de (le) vivre. »

Ceux qui ont peur d’aimer, ont des comportements pour se faire mal, directement sur eux, comme se détruire la santé par l’addiction, une mauvaise alimentation, ou en broyant du noir et de la négativité à longueur de temps, accentuant ainsi leurs faibles estime et confiance en eux. D’autres font mal aux autres, par le manque de respect (rejet par manipulation, contrôle et pouvoir sur l’autre) ou le manque de confiance par refus de recevoir l’amour et de le donner (abandon par refus de donner de sa présence, trahir la confiance).

Oui et pourtant, pour l’avoir expérimenté plus d’une fois, je pense que dans la vie,

« Rien ne fait plus mal que l’absence ou le refus de respect et de confiance envers toi. »

 

Quelqu’un qui n’est pas libre d’aimer, ne peut pas aimer.

« Aimer n’est pas aimer sans se donner la liberté de le faire pleinement. »

Il le voudrait qu’il ne le pourrait. Vouloir n’est effectivement pas suffisant. Il faut avoir le courage de se libérer pour réaliser ses volontés d’aimer, les appeler à soi dans sa réalité, comme on le fait de nos peurs et croyances. Cela fonctionne pareil et c’est très simple : tu y crois et cela advient.

« Si tu te sens malheureux et souffrant, nul et inutile, pourquoi as-tu si peur de la mort ou de ne manquer à personne puisque c’est déjà le cas ? Oui, ce que tu crains se réalise parce que tu y crois. »

Rendre concrètes ses volontés d’être et d’aimer, c’est avoir le courage d’être maître de soi et de sa vie, c’est-à-dire se libérer de ses chaînes qui nous lient au passé et aux autres, pour ressentir et exprimer pleinement ses émotions afin de vivre d’amour.

 

Les aphiles ne savent pas chérir les bonnes personnes car

« Aimer c’est chérir ce que l'on trouve beau et bon chez l’autre car on l’a aussi en nous. »

Et malheureusement, ils ne trouvent rien de beau en eux dont ils pourraient prendre soin. Ils ne s’aiment pas assez pour se faire du bien, alors comment pourraient-ils en faire aux autres ? Tournés vers leurs peurs et non vers les plaisirs d’aimer, ils ne savent pas donner l’Amour, qu’ils n’éprouvent et n’expriment déjà pas pour eux, ni entretenir durablement une relation heureuse.

« Quand il y a peur d’aimer, on n’est pas doué pour donner du plaisir à l’autre, car on est davantage préoccupé par ses doutes et ses craintes de ne pas y arriver. »

Ils croient en leurs peurs bien plus qu’en eux et en leur capacité d’aimer. De fait, ce sont les peurs et les souffrances qui y sont liées qui s’expriment dans leur réalité et non l’amour et les plaisirs qui y sont rattachés. Ils font donc leurs choix en fonction des autres, pour les contenter dans leurs besoins et non les leurs, parce qu’ils ont peur de ne pas être aimés, appréciés ou encore, pour éviter la critique. Ils préfèrent avoir bonne réputation en étant dans le mensonge, que bonne conscience en étant vrais. Ils affectionnent davantage les fiertés hypocrites de l’ego en agissant avec duplicité pour faire plaisir aux autres, que le courage solitaire de l’authenticité révélée, menant à la liberté d’être et d’aimer (agir par instinct et intuition venant de Soi).

« Ceux qui souffrent de situations qu’ils s’imposent, perdent leur temps de vie en mauvaise compagnie. »

Ils sont entourés mais quand ils y regardent de plus près ou qu’ils sont réellement dans le besoin, ce qui arrive tôt ou tard, il n’y a plus personne. Ils apprennent parfois durement et tardivement, que l’on ne peut compter que sur soi, que nous sommes seuls à pouvoir faire notre bonheur, pour peu qu’on le veuille, bien sûr. Car il faut savoir que

« La plupart des gens ne veulent pas s’affranchir. Cela leur va bien d’en souffrir. »

Mais en ce cas, cela est loin d’être terminé pour eux. Effectivement,

« Quand le courage fait défaut, le manque et la jalousie peuvent durer toute la vie. »

 

Quand tu t’aimes, tu te fous royalement de ce que pensent les autres, de leurs avis et critiques, des rumeurs et de ta réputation. De toute façon, les gens qui parlent mal des autres n’aiment rien car ils sont aphiles. Essayer de les contenter ne t’apportera que souffrance, étant donné qu’ils n’ont que cela à te donner ou partager avec toi. En ce cas, il est bon de ne pas être dans le besoin auprès d’eux ou d’attendre un quelconque retour d’amour de leur part. Quand tu ne suis plus la négativité de l’ego, ton monde de valeurs s’inverse. Tu estimes alors ce que tu es plus que ce que tu possèdes, ainsi, tu n’as pas peur de perdre un bien matériel pour trouver une personne. Tu as la main sur le cœur et non plus sur le portefeuille, car tu sais que donner de ton temps et de ton amour est la vraie générosité, source de bien-être et d’élévation. Et si tu l’aimes vraiment, la réussite de la relation que tu as avec elle, ainsi que son bien-être, t’importent bien davantage que ton ego blessé.

« On arrive à s’excuser et à changer de comportement quand on respecte l’autre et que la relation avec lui nous importe plus que notre ego. »

Bourrés de regrets et de culpabilités, ils pensent qu’il faut se donner, se sacrifier pour rendre les autres heureux. Mais cela ne marche que quand on sait soi-même se rendre heureux, de vivre et d’aimer ce que l’on est.

« Quand tu fais passer les besoins des autres avant les tiens, ne t’étonne pas de perdre tes essentiels, en faisant les mauvais choix pour toi. »

Mais savent-ils seulement ce qui les rend joyeux ? Se connaissent-ils ? Ont-ils seulement des volontés ? Désirent-ils ? Souhaitent-ils ? Espèrent-ils ? Rêvent-ils ? Ou sont-ils de simples larbins, des individus serviles qui se croient aimables et gentils en suivant le troupeau sans se poser de questions ?

« Il y en a qui n’auront jamais de volontés, de rêves, d’espoir, de vœux d’amour, d’envies, de désirs... Et s’ils en ont, ils n’auront pas davantage de courage pour les réaliser. »

Ils ne sont pas capables d’exprimer ce qu’ils veulent, ils ne savent pas dire non ou le faire sans se justifier, voire se rabaisser. Ils tolèrent d’être exploités, utilisés, abusés, malaimés… du moment qu’ils ne se retrouvent pas tout seuls avec leurs peurs. Ils sont inaptes à se passer de ce qui ne leur convient pas ou plus, à se défaire de ce qui leur fait du mal ou les asservit. Ils ne sont pas prêts à se faire priorité, à s’accorder ce qui est bon c’est-à-dire à ne plus souffrir de leurs peurs, en vue d’être libre d’aimer. Ils laissent filer le temps et leurs belles années, en étant dans l’inaction ou en faisant les mauvais choix, parfois en conscience de cette autodestruction. L’absence de courage pour agir en se faisant priorité, se manifeste par l’indécision et la perte de temps à refuser le changement salvateur. En effet, si tu fais durer la situation avant la prise de décision en vue d’agir dans ton intérêt (s’il doit y en avoir une…), c’est que tu n’as pas encore assez souffert du manque d’amour pour toi, et que tu devras subir encore les déceptions et désillusions liées aux attentes vis-à-vis des autres. Car il est bien vrai que

« Quand tu as assez souffert, tu sais accueillir, accepter et surtout apprécier ce qui vient à toi, avec Amour. »

Mais peut-être n’as-tu pas assez souffert ou prends-tu plaisir à te voir mourir à petit feu ? Oui, si tu n’as pas le courage d’agir, c’est que tu n’es pas dans l’amour mais encore dans la peur et l’autodestruction. Par exemple, celui qui a peur d’être rejeté en déclarant sa flamme, se soucie davantage de son ego blessé donc de lui-même, que de l’être aimé. Cela le conduira forcément à le rejeter pour se rejeter lui-même parce qu’il pense et croit qu’il le sera. Je ne vois pas comment cela peut faire peur de donner tout l’amour que l’on ressent à la personne aimée. C’est certainement que tu te préoccupes trop de tes propres souffrances et peurs non dépassées, et que tu es dans l’attente d’être aimé, plus que de l’aimer et de la chérir. Être dans la peur et non dans l'amour, en somme, c'est s'éloigner de ceux que l'on aime, c’est ne pas vouloir vivre en aimant, mais s’éteindre tout doucement en souffrant. Oui, assurément,

« Quand tu perds de vue ce qui te fait vibrer et t’illumine, tu t’éteins tout doucement. »

De même, penser à quelqu’un nuit et jour n’est pas l’aimer, mais souffrir de sa peur d’aimer.

« Aimer en secret n’est pas aimer, mais souffrir en silence de son manque d’amour pour soi, c’est-à-dire de son incapacité à s’accorder et donc obtenir ce que l’on aime. »

 

L’aimer vraiment, c’est agir maintenant pour lui faire du bien et s’en faire, pas seulement en rêver ou l’envisager dans un futur incertain, en se donnant toutes les raisons pour procrastiner. On ne peut reporter d'aimer à demain car l’Amour est présent et il ne peut en être autrement. Dans la vie, tout ce qui est bon, tout ce qui te rend heureux, fait ton bonheur, ta réussite et ta joie de vivre, à tous les niveaux, est lié à l’Amour que tu te portes. Et plus tu t’aimes, plus tu as d’estime et de confiance pour toi, plus tu as de volonté et surtout de courage, pour t’accomplir et faire le bien dans ton entourage.

« Le courage est le reflet de l’Amour de Soi, qui s’exprime à travers la volonté de se faire priorité et la fermeté de l’action ou de la prise de décision, en vue de se rendre heureux. »

23 janvier 2021

« Il nous manque souvent ce que l’on ne se donne pas, à commencer par l’Amour. » - Mel

 

Page complète : J'aime la vie #Jenaimepas

 

Illustrations de Sandra Winther

J'aime la vie - Je n'aime pas - 23/01/2021
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Et le monde est fragile

24 Janvier 2021 , Rédigé par Mel Publié dans #Musique, #Coup de ♥, #J'aime la vie, #J'aime toi

Paroles Zazie ♥ Musique Calogero ♥ Chant Maëlle ♥ ☼

Maëlle - Toutes les machines ont un cœur / 2019

Toutes les machines ont un cœur t'entends ?
Toutes les machines ont un cœur dedans
Qui bat, qui bat, qui bat
Comme on se bat Maman
Comme on se bat pourtant
On n'avait pas prévu ça
D'avoir des doigts Messenger
Des pouces ordinateur
Sur les machines on passe des heures
Sur les machines on dessine un cœur
Qui bat, qui bat, qui bat
On tape nos vies dedans
Autant de likes et de leurres
De flammes, de selfies, de peurs, de smileys en couleurs

Toutes les machines ont un cœur t'entends ?
Toutes les machines ont un cœur dedans
Qui bat, qui bat, qui bat
Comme on se bat Maman
Comme on n'sait pas vraiment
Comment se sortir de là
Le monde la gueule qu'il a
Qui c'est qui lui a fait ça ?
C'est pas nous, c'est pas moi t'entends ?
Le bruit des machines permanent
Qui bat, qui bat, qui bat
Battu pour le moment
Je suis tout juste capable de voir le monde en grand
Tant que le monde est portable

Toutes les machines ont un cœur t'entends ?
Toutes les machines ont un cœur dedans

Qui bat, qui bat, qui bat
Comme on se bat Maman
Comme on se bat pourtant
Tu dis "à quoi ça sert
T'as rien de mieux à faire ?
Sais-tu le temps que tu perds ?"
Toutes les machines ont un cœur pourtant
Un monde meilleur caché dedans
Qui bat, qui bat, qui bat
Moi des idées j'en ai mille
Tout au bout de mes doigts
Des étincelles et des îles, des ailes que je déploie

Maman, Maman, c'est moi, c'est moi, c'est moi, le moteur t'entends ?
Dans toutes les machines y'a mon cœur dedans
Qui bat, qui bat, qui bat

Comme je me bats Maman
Si le monde est mon mobile
Mon cœur pour le moment
Est comme le monde Maman

Et le monde est fragile
Et le monde est fragile
Et mon cœur est fragile
Et le monde est fragile
Et le monde est fragile

Toutes les machines ont un cœur t'entends ?
Toutes les machines ont un cœur dedans

Et mon cœur est fragile

 

« Tout ce qui a un cœur est fragile. Le nier c’est ne pas en avoir. »

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J'aime la vie - J'aime vivre - 16/01/2021

19 Janvier 2021 , Rédigé par Mel Publié dans #J'aime la vie, #J'aime vivre, #J'aime toi, #J'aime la musique

 

« Vivre c’est saisir l’instant dans l’Amour de ce qui est et de ce que l’on est. »

S’aimer et aimer sa vie, c’est aimer vivre, mais c’est aussi prendre le risque de se retrouver seul à le faire. Vivre nécessite les deux forces d’amour que sont volonté et courage. En effet, être maître de sa vie et de soi, engendre respectivement liberté et solitude, et il faut savoir ce que l’on veut puis être suffisamment courageux, c’est-à-dire fort d’aimer et de s’aimer, pour les maîtriser toutes deux. Cette liberté, c’est un peu comme avoir accès à toutes les destinations et à tout ce que la vie peut nous offrir de bon, et cette solitude, comme une sensation d’être perdu, de ne pas faire partie de ce monde, de n’exister que par soi. Oui,

« Être seul, c’est n’exister que par soi-même. »

 

C’est se faire spectateur de la vie qui passe et pouvoir goûter à toutes les opportunités qui se présentent à nous. C'est être libre de choisir et de décider ce qui nous convient le mieux et nous rendra le plus heureux. Libre de devenir qui l'on veut par la connaissance de soi et la maîtrise de ses émotions. Libre d’agir et d’obtenir par l’expression de ses volontés et de sa force d’aimer, autrement dit son courage.

« Se sentir libre vient avec la capacité d’aimer pleinement exprimée, c’est-à-dire la liberté d’aimer. »

C’est avoir la possibilité de donner de soi et de son amour, à sa guise, en toute bienveillance, compassion et générosité, accompagner et aider ceux dans le besoin ou dans la souffrance. C’est aussi savoir se réjouir pour les autres et partager ainsi un peu de leur bonheur.

C’est avancer sur son chemin, dans l’espoir de rencontrer un jour quelqu’un comme nous, qui nous verra et nous acceptera dans ce que l’on est, en nous offrant respect et sincérité, en se montrant digne de notre confiance, et cela, en toute réciprocité.

« Être seul, c’est avoir devant soi toutes les directions possibles, et en même temps, avoir nulle part où aller. C’est être à la fois, libre et perdu. »

 

Vivre c’est savoir aimer car, forts du pouvoir d’aimer, nous sommes libres d’exprimer, de ressentir l’Amour, et de faire le bien autour de nous. C’est aussi éprouver ce sentiment si pesant de solitude, lié au besoin d’être aimé non satisfait. Ce besoin si important de vivre ensemble pour partager l’amour de l’autre et non ses souffrances. Il y a tellement de personnes qui n’aiment pas ce qu’elles sont, qui sont dans la peur d’aimer. Et malheureusement,

« Les gens qui ne savent pas aimer, ne savent pas à quel point ils font souffrir les autres. »

En effet, c’est se sentir inexistant à leurs yeux, que ce soit par l’abandon ou par le rejet de ce qu’ils sont à travers nous. C’est se voir extérieur à toute situation, parfois invisible ou carrément non désiré. Être seul, à la croisée des chemins, c’est heurter les gens, qui regardent leurs pieds, le dos voûté et le cœur froid, qui n’ont le temps de rien, ni d’un regard, ni d’un sourire. Les yeux secs, le teint pâle, l’esprit vide ou encombré de négativité, ils passent à côté de l’amour ou le piétinent avec mépris. C’est se sentir mal aimé, car c’est donner de soi, de sa vie et de son amour, sans en avoir le retour, parfois même, sans un merci.

« La tristesse accompagne la prise de conscience de n’avoir jamais vraiment été aimé/e, ainsi que le lourd sentiment de solitude qui en découle. »

 

C’est ne pas pouvoir se projeter ou ne pas le vouloir. Plus aucune certitude assurément, mais aucune incertitude non plus. Car, à l’évidence,

« Si cela doit être, cela sera. »

Mais quoi qu’il en soit, c’est ne plus avoir peur de ce qui sera. Quand on est seul, est-ce intéressant ou utile de savoir de quoi sera fait demain ? Peut-on se surprendre soi-même ? L’inattendu peut-il venir de soi ? C’est donc accueillir le présent à bras ouverts, en profiter en aimant ce qui est, faire son bonheur de ce que l’on est et de ce que l’on a, ici et maintenant. Pour autant, chérir cette indépendance et cette liberté d’être, ne veut pas dire que l’on a toujours plaisir à être seul. En effet, il y a le besoin et la volonté de partager ce bonheur d’aimer qui nous définit et de s’ouvrir à l’inconnu, au surprenant et à l’inattendu de celui des autres, au gré des voyages et des rencontres.

 

« Les gens en souffrance ne savent pas aimer ; quand bien même ils éprouveraient de l’amour, ils ne pourraient que le gâcher. »

C’est prendre conscience que peu de personnes dans ton entourage te font exister dans leur vie, et parfois tristement, même pas celles de ta famille. C’est garder tout pour toi, tes peines comme tes joies, et préférer être seul/e plutôt que d’être avec quelqu’un qui ne t’apporte que ses peurs d’aimer et ses problèmes d’ego, ou qui ne ressent aucune empathie pour toi. C’est être libéré de ce qui a été par le pardon, que ce soit ton passé douloureux ou l’attachement malsain à une personne. C’est vouloir se tourner vers les plaisirs d’aimer et non les souffrances liées à ses peurs non dépassées, ou encore devoir l’aimer à sa place, en supportant sa négativité, ses doutes et ses craintes. Être libre d’être et d’aimer, c’est vivre, et vouloir ne plus souffrir de tes peurs ni de celles des autres. C’est être patient, acquérir cette sagesse pour attendre la bonne personne qui saura t’aimer comme toi tu en es capable, en toute réciprocité de volonté et de courage, pour faire de la relation, quelque chose de beau et de durable. Oui car assurément,

« Il vaut mieux être seul que se précipiter pour un semblant d’amour. »

Concevoir que cela peut prendre du temps ou que cela n’aura peut-être pas lieu. Envisager que tu ne manques pas, que personne ne s’intéresse à toi ou désire te connaître, sans même parler de prendre de tes nouvelles ou soin de toi, en te faisant entrer dans sa vie. Accepter l’indifférence et l’absence, pardonner le manque de respect envers toi et de confiance de la part des autres, en s’éloignant d’eux et de leurs souffrances. Oui, à l’évidence, pour ne pas se perdre soi,

« Il faut apprendre à couper les liens avec ces personnes qui ne t’acceptent pas tel/le que tu es (rejet) ou ne t'accordent pas de leur temps (abandon). »

C’est être suffisamment fort pour les sortir de ta vie et ne pas changer ou se sacrifier pour être accepté/e par ces mauvaises personnes. En effet, à quoi bon être accompagné, si c’est pour ne pas être libre d’être et d’aimer en toute authenticité ? Personnellement, je préfère être seule et pouvoir exprimer celle que je suis, dans mes potentiels de vie et d’amour, quitte à n’exister que par moi-même, plutôt que de souffrir pour d’autres, incapables de s’aimer déjà eux-mêmes.

« Continue de croire en toi et en la force de ton Amour. Laisse s’éloigner ceux qui veulent continuer à souffrir de leur passé, pour accueillir ceux qui veulent aimer de ton présent. »

 

Vivre c’est ne plus vouloir refaire les mêmes erreurs, c'est donc être résilient pour ne garder et ne prendre que le meilleur, profiter avec gratitude, humilité et altruisme, de ce que la vie nous apporte. C’est éprouver cette sensation de se connaître soi mais d’être totalement étranger aux yeux des autres ; ce vide ou ce manque ressenti de savoir que personne ne te connaîtra et t’aimera autant ou mieux que toi. Vivre c’est faire le choix d’aimer et non plus souffrir.

« S’aimer c’est ne plus avoir peur d’aimer ni de ne pas être aimé/e des autres, car tu te donnes cet Amour. »

C’est leur pardonner et accepter qu’ils te quittent ou les sortir de ta vie s’ils ne te rendent pas heureux ou te font souffrir.

« Quand tu t’aimes, tu n’as pas peur de quitter ou perdre quelqu’un qui refuse de donner son amour ou de recevoir le tien, par manque de respect ou de confiance envers toi. »

C’est savoir ce que l’on veut et avoir la patience pour l’obtenir. Ne pas perdre l’espoir et continuer d’y croire tant qu’il s’agit de nous. C’est ne plus se faire d’illusions sur les autres, ne plus rien attendre d’eux ou de retour d’amour de leur part. C’est savoir tourner la page, éviter les souffrances et les déceptions futures, en ne comptant que sur soi, sur son amour immuable et inconditionnel.

« Quand tu as assez souffert des déceptions et désillusions liées aux mauvais comportements des autres, tu apprends à t’aimer et te faire confiance, pour pouvoir compter au moins sur toi. »

C’est éprouver le manque et la tristesse liés au départ de personnes que tu aimes, parties de ta vie et pourtant, encore fortement ancrées en toi. Oui, vivre c’est de l’acceptation. Accepter qu’elles ne soient pas ou plus ton présent. Accepter leurs libertés d’être et d’aimer à leur guise, à travers le respect de leurs choix de vie. Accepter ne pas faire partie de leur vie, mais que d’autres aient ce bonheur dans la leur, et les rendent heureuses à notre place.

« Tôt ou tard, forcé ou non, il faut apprendre à vivre sans ceux qu’on aime. »

 

Vivre nécessite beaucoup de courage car c’est prendre le risque de se retrouver seul et de se sentir isolé, exposé, vulnérable dans son authenticité, même dans les moments de liberté absolue. Car c’est n’avoir que soi d’horizon, pouvoir se faire priorité, devenir maître de sa vie, et, en ce qui nous concerne, être le créateur de ce qui est et de ce qui sera. C’est avoir du temps pour se réaliser dans l’Amour de Soi, pour croire en soi et s’accomplir. Du temps pour rêver et espérer, un jour, avoir la chance de se trouver totalement en l’autre et partager ce bonheur de vivre.

« Notre capacité à nous aimer en étant résilient et courageux, nous offre la liberté de s'accomplir, c'est à dire notre bonheur de vivre. »

16 janvier 2021

« On ne vit rien sans amour. » - Mel

 

Page complète : J'aime la vie #Jaimevivre

 

Illustrations par Olivier Ledroit

Cara al viento Lento y contento

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J'aime la vie - Haïku Mel - 10/01/2021

15 Janvier 2021 , Rédigé par Mel Publié dans #J'aime la vie, #J'aime toi, #Haïku Mel

 

Le plus important

De tout ce que nous avons

C’est d’aimer l’instant

 

Moitié endormi

Toi entre rêve et magie

Toi que j’aime tant

 

Ne te voit personne

A la croisée des chemins

Comme toi personne

 

***

 

Te voilà pour moi

L’amour de ce que nous sommes

Comme moi pour toi

 

Ils ne sont pas toi

Tout me fait penser à toi

Mon cœur bat pour toi

 

***

 

De s’appartenir

Plus belle chose qui soit

Mais seule à y croire

 

Guides protecteurs

Du plus haut dans la lumière

Veillez sur nos vies

 

***

 

C’est savoir aimer

De se réjouir pour les autres

Bonheur partagé

 

L’amour est présent

D’être exprimé il attend

Pour vivre l’instant

 

***

 

Partager l’amour

Donne du sens à sa vie

Prendre soin aussi

 

Être seul sans toi

A la fois libre et perdu

D’aller nulle part

 

J’ai envie de toi

Au plus profond de mon âme

Tout en moi t’appelle

 

Hiver 2020

Mel

Page complète : J'aime la vie #HaïkuMel

 

Illustrations de Dimitra Milan

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Sablés festifs

13 Janvier 2021 , Rédigé par Mel Publié dans #Cuisine, #Fêtes, #Coup de ♥, #Musique

Ce sont des biscuits sablés sauf si vous êtes impatients et que vous commencez comme nous à les manger dès la sortie du four 😆 Chauds ils sont moelleux et vraiment très bons, froids ils sont craquants et vraiment très bons. Assez faciles à réaliser, ils peuvent se conserver quelques jours dans une boite métal (non hermétique), et sont parfaits pour accompagner un verre de lait ou une tasse de café 😋

Sablés festifs

Ingrédients

125g de beurre

100g de sucre

1 œuf

1 cuillère à soupe d’arôme vanille

200g de farine

75g d'amande en poudre

2 sachets de sucre vanillé

 

Recette

1. Mélangez le beurre fondu, l’œuf, l'arôme vanille, et le sucre.

2. Ajoutez la farine et l'amande en poudre et obtenez une boule de pâte homogène.

3. Préchauffez le four à 180°C. Étalez la pâte sur une épaisseur de 5 à 8 mm puis découpez-la à l'aide d'emporte-pièce. Déposez les biscuits sur la plaque recouverte de papier cuisson. Badigeonnez-les de jaune d’œuf et saupoudrez-les de sucre vanillé. Faire cuire 12 à 14 minutes selon le doré désiré.

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J'aime la vie - J'aime aimer - Aimer

1 Janvier 2021 , Rédigé par Mel Publié dans #J'aime la vie, #J'aime aimer, #J'aime toi, #Rêverie Mel

 

Aimer

 

Ce n’est pas aimer

de se lever pour souffrir de ses peurs et non vivre pour donner de Soi,

de ne pas accueillir l’imprévu, l’inattendu ou le mystérieux,

de ne pas accepter ce qui est, de le forcer ou de s’y opposer,

de ne pas respecter ni prendre soin de notre Terre et de sa vie,

de ne pas être gratitude ni humilité au quotidien,

et de ne pas vouloir le bien à travers l’Amour.

 

Ce n’est pas m’aimer

de me dévaloriser ou de me déresponsabiliser,

de ne pas devenir meilleur/e ni m’accomplir dans mes potentiels de vie,

de bafouer mes besoins ou de satisfaire uniquement les tiens,

de ne pas vouloir me connaître et de me refuser ce qui est bon,

de ne pas appeler dans ma réalité ce que j’aime et qui me correspond,

de suivre mes peurs attisées par l’ego plutôt que l’intuition de mon cœur,

de ne pas croire en moi, en ma chance et en mon Dieu intérieur,

mais aussi, de confondre souffrance et Amour.

 

Ce n’est pas t’aimer

de ne pas faire preuve de compassion envers toi ni de courage impérieux,

de ne pas respecter tes libertés d’être et d’aimer selon tes volontés,

de te refuser ce que je suis, mon bonheur et ma générosité,

de ne pas te faire exister dans ma vie ou trahir ta confiance,

de te faire partager mes peurs et mes souffrances,

de ne pas t’accorder ma considération ni chérir ton Amour.

 

Ce n’est tout simplement pas de l’Amour

sans la réciproque d’aimer l’autre autant que Soi.

 

31 décembre 2020

Rêverie de Mel

 

« Bien pauvre, d’un manque d’âme et de cœur, celui qui pense n’avoir rien à offrir parce que ses mains sont vides. »

 

Illustrations d'Annie Stegg

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J'aime la vie - J'aime écrire - 26/12/2020

27 Décembre 2020 , Rédigé par Mel Publié dans #J'aime la vie, #J'aime écrire, #J'aime toi, #J'aime la musique

J'aime la vie - J'aime écrire - 26/12/2020

Tourner la page, c’est exprimer sa volonté à se défaire de ce qui a été et à aller de l’avant. C’est déposer les armes à travers le lâcher-prise et le pardon. C’est libérer son bagage de l’émotionnel, bien trop souvent enseveli, enfoui tout au fond du sac, et trop longtemps refoulé, rejeté. C’est se redonner une chance de se sentir vivant et heureux de s’accomplir, en faisant preuve de courage, pour se diriger vers ce qui nous appelle et ce que l’on est amené à devenir.

« Il faut souvent prendre conscience de ce que l’on a perdu pour vouloir le garder. Mais cela ne se fait pas sans le courage de le faire sien et de se défaire de ce qui ne nous convient plus. »

 

Mettre une fin à une histoire en prenant une nouvelle encre, se fait sous la force de l’acceptation. Clore le chapitre, c’est accepter ce qui a été, le bon comme le mauvais, et s’autoriser à commencer une autre étape, peut-être même un livre entièrement neuf pour une toute nouvelle vie. C’est se dépouiller de ce qui ne nous correspond plus, ne nous rend pas heureux dans l’instant, ou nous (a) fait souffrir. C’est s’accorder de laisser le passé et les souffrants derrière nous. Ce n’est pas oublier, non, mais c’est permettre de se détacher d’eux ou qu’ils s’éloignent de nous, car, il est bien vrai que

« Les personnes en capacité de t’aimer savent rester dans ta vie et te faire exister dans la leur. »

Par leur inaptitude à t’aimer et à exprimer leurs sentiments, les aphiles se sortent eux-mêmes de tes aventures, en ne prenant pas part aux écrits de ta vie. Ils partent battus d’avance, défaitistes et lâches, ils voudraient réussir et étonner tout le monde, mais ils n’ont pas assez d’amour pour y arriver. Ils ne se donnent pas la peine ni les moyens d’aimer, à travers ce qu’ils sont, par l’expression de ce qui les définit sur les trois plans de l’existence, celui du cœur, de l’esprit et du corps. Ils ne sont que fiertés de l’ego, orgueil et suffisance, manque et jalousie, mensonges et traîtrises, privations et abus. Alors, ils ne savent pas se réjouir pour toi, contribuer à ton bonheur en t’accordant de l’importance et en acceptant ton amour pour te faire exister. Ils renoncent à toi par le rejet et l’abandon.

« Celui qui renonce à toi sans même avoir essayé est juste aphile, c’est-à-dire un froussard souffreteux qui n’a aucune volonté propre. »

De ces gens qui croient t’aimer mais qui sont juste en train de souffrir de ne pas s’aimer eux-mêmes. Ils préfèrent subir plutôt qu’agir. Ils ne font pas ce qu’ils aiment, ne se le permettent pas ou ne savent pas ce qu’ils veulent. Ils ne font pas les choses par amour mais parce qu’on les leur demande ou qu’ils y sont contraints. Il faut leur pardonner d’être ainsi et s’autoriser également leur deuil par la réciprocité de ce qui est, c’est-à-dire accepter qu'ils ne te rendent pas heureux/se ou qu’ils ne te veulent pas dans leur vie, et les sortir en conséquence de la tienne. Ils veulent souffrir alors que toi tu veux aimer. C’est donc lâcher prise, ne plus revenir sur les écrits précédents, ne plus s’attarder pour relire en boucle les dernières pages, c’est tremper sa plume dans l’encre du pardon.

 

« On s’autorise à ne plus vivre dans le passé et à tourner enfin la page quand on fait de soi sa priorité. »

Tourner la page, c’est se permettre d’avoir un présent, un recueil rien que pour nous, pour notre histoire, à notre image, celle que l’on veut plus que tout. Ainsi, c’est avoir la possibilité de se tourner vers Soi et de se trouver, totalement. C’est se saisir d’une nouvelle plume et d’une encre que l’on peut enfin choisir pour se créer un avenir. C’est avoir le temps présent pour n’avoir que soi et son accomplissement en tête. C’est l’opportunité de tout reprendre à zéro, avec un plan tout neuf, de vrais objectifs, selon nos propres volontés et envies. Tout reprendre mais en bien mieux, ne dépendre que de soi et refuser d’être le personnage non joueur d’une autre histoire. C’est porter le Soi en mode héros, devenir le personnage principal et non plus celui que l’on peut sacrifier, celui qui se fait buter dans une ruelle sombre ou qu’on délaisse au fond d’une oubliette à la fin du scénario. C’est vouloir changer par soi-même et non plus pour faire plaisir aux autres. C’est en avoir assez de perdre son temps en se donnant aux mauvaises personnes.

« Il vaut mieux initier son propre changement que d’avoir à subir les conséquences de celui des autres. »

C’est s’autoriser à être qui on est, ressentir et exprimer son émotionnel, libre d’aimer ce(ux) qu’on aime, quitte à déplaire à certains. C’est se mettre en avant, sortir de l’ombre, se faire priorité et réussir ce qu’on entreprend. Vivre des aventures extraordinaires, les mettre enfin à notre portée, accessibles à notre réalité.

« Ceux qui réussissent, s’autorisent à ressentir et exprimer ce qu’ils sont, c’est-à-dire à libérer l’Amour qui les définit. »

 

C’est ressortir plus aguerri des péripéties antérieures. C’est être fort de ce que l’on a laissé derrière nous, en ne laissant plus les gens ou les évènements nous affecter ou nous définir. Forts de nos souffrances passées et dépassées. Meilleurs et plus expérimentés. Moins cons aussi, il faut bien l’avouer. C’est avoir gagné en niveaux de sagesse et de résilience, de responsabilité et de maturité, de confiance et d’estime de soi, de santé physique et mentale. C’est également vouloir. Vouloir colorer de détermination, d’assurance, de persévérance… son nouveau phrasé. Vouloir y ajouter la gratitude et l’humilité pour cette vie qui nous est offerte et ce monde qui nous est prêté, en se permettant de les aimer en s'aimant. Vouloir s’accorder, en se trouvant méritant, ce que l’on n’a jamais eu ou seulement tenté d’avoir, se donner la possibilité, la chance d’obtenir enfin ce que l’on a toujours rêvé.

« Ce que tu n’as pas réussi à avoir hier, tu dois persévérer pour l’obtenir aujourd’hui. »

C’est s’étonner soi-même de sa force d’aimer, jusqu’alors inconnue et tapie en nous. C’est vouloir son bonheur et tout faire pour le rendre pérenne. C’est écrire ses volontés, les graver dans le substrat, avec son sang s’il le faut. C’est l’appel à vivre, enfin libre de pouvoir profiter en étant maître de sa vie, en compagnie de ceux qui nous importent vraiment. C’est faire revenir dans son histoire ceux qui ont compté pour nous, ceux dont l’affection et l’intéressement ne sont pas feints, et chérir leur authenticité pour pouvoir les garder dans nos vies. Se construire un foyer, être digne de sa confiance pour assurer sa protection. C’est dicter son histoire, avoir le courage de la coucher sur le papier et la faire sienne.

 

C’est se permettre d’imaginer, concevoir, rêver sa vie. Caresser l’idée d’un nouveau départ, s’autoriser à se sentir vivant, en bonne santé, découvrir l’étendue de ses possibilités de création de sa propre réalité. Se retrouver seul devant la page immaculée pour laisser libre cours à l’expression de son potentiel d’être et de créer. Changer de paysage, d’horizon, de destination, se détourner du connu malheureux, du manque douloureux et de la routine mortelle, pour s’ouvrir à l’inconnu qui nous appelle, par le courage d’aimer. Donner du sens à sa vie en se dirigeant vers d’autres situations et rencontres, qui sauront davantage nous satisfaire dans nos besoins de vie et d’amour.

« Tu n’oublies pas, tu tournes juste la page en pensant à autre chose ou à quelqu’un d’autre. »

Rêver à de nouvelles opportunités de voyage, de découverte et de rencontre. Rechercher des personnes comme nous, charismatiques, valeureuses, courageuses, qui n’ont pas peur d’aimer. Désirer le partage chaleureux d’idées, de moments, de contacts et de passion qui nous font vibrer et frissonner de plaisir.

 

Tourner la page, c’est accepter. L’acceptation par le pardon permet de se libérer des autres et de son passé douloureux, de s’approprier le présent et d’exprimer ses volontés par le courage d’aimer. La plume entre ses doigts, prendre sa vie en main, en garder le contrôle et la jouissance par sa pleine maîtrise, vers l’inattendu mystérieux, l’inconnu risqué et l’infini magique de l’au-delà.

26 décembre 2020

« On rêve, on exprime, on cherche et on attire ce que nous pensons que nous sommes. » - Mel

 

Page complète : J'aime la vie #Jaimeécrire

 

Illustrations de Dadachyo

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But you still have... All of me

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J'aime la vie - J'aime enseigner - 25/12/2020

26 Décembre 2020 , Rédigé par Mel Publié dans #J'aime la vie, #J'aime les enfants, #J'aime toi

 

J’aime enseigner. Oui, apprendre aux enfants, quelle que soit la discipline maîtrisée, est un beau métier. Et pour cause, il repose sur de belles valeurs, toujours les mêmes, celles qui caractérisent la vie et l’amour. En effet, enseigner c’est donner de soi (vie) en transmettant ses connaissances dans un climat de respect et de confiance (amour). Pour moi, c’est cela l’éducation. Par elle, se développent et sont formés nos élèves, ainsi que nos propres enfants, si nous avons ce bonheur d'être parent.

Le professeur enseigne une discipline qu’il a (normalement) choisie et pour laquelle il éprouve de l’intérêt. Pour ma part, ce sont les SVT. La Vie, la Terre, deux sciences merveilleuses, auxquelles vient se greffer l’Amour, puisque toute vie est Amour. Ceci forme un tout indissociable, où finalement la vie n’est permise que par la réunion des deux autres. En effet, la vie est portée par la Terre et engendrée par l’Amour.

« La Vie pousse telle la graine, sur une Terre arrosée d’Amour. »

Personnellement, j’aurais pu étudier toute ma vie. Toute connaissance m’attire, notamment dans les sciences et les arts, ainsi que toute réflexion philosophique concernant le monde et sa biodiversité, permettant leur compréhension, que ce soit par une approche métaphysique ou spirituelle. C’est vaste… D’ailleurs, aujourd’hui, je me vois davantage comme professeur de la vie en général, assez touche-à-tout mais qui sait approfondir et se spécialiser à l’occasion, en autodidacte. Je me suis retrouvée totalement dans la description du philo-cognitif (Les Philo-cognitifs lls n'aiment que penser et penser autrement... - Fanny Nusbaum – éditions Odile Jacob), concernant l’hyperspéculation, l’hyperacuité et l’hyperlatence qui le définissent. Je me dirais à 70/80% philo-laminaire et à 20/30% philo-complexe.

« L’intellect émotionnel du philo-cognitif lui apporte compréhension et solitude. »

 

Le professeur se maintient à jour dans ses connaissances. Ses séances sont élaborées sur des supports variés, que la diversité actuelle des technologies peut offrir, en lien avec sa matière et les programmes établis. C’est ainsi que sont permises une meilleure implication, une vive curiosité et une réelle progression des élèves. C’est aussi par ce biais que des liens sont créés entre les disciplines et que ce décloisonnement amène l’ouverture d’esprit avec de nouveaux questionnements. J’ai toujours plaisir à créer mes séances. Comme pour toute création, l’intérêt, l’idée, le défi et la motivation m’envahissent. J’aime cette liberté pédagogique d’être et de créer. Je peux y passer des heures sans trop m’en rendre compte. C’est d’abord faire les recherches sur le thème abordé, les notions essentielles à faire passer : connaissances et compétences à solliciter ou à acquérir. Maîtriser son sujet est indispensable. C’est ensuite trouver la démarche qui va amener les élèves à construire et assimiler les attendus. C’est un peu comme un jeu où le but est de réunir les indices à travers les différents supports donnés (documents, vidéos, manipulations…) qui leur permettront d’en tirer la compréhension puis les savoirs et compétences visés.

Ceci dit, il y a bien un certain mal-être dans l’éducation nationale. En collège, devant une trentaine d’élèves, le professeur n’a qu’une à deux minutes à accorder à chaque élève durant sa séance. Il en a encore moins en lycée, où les effectifs des classes sont plus importants. De plus, nous accueillons de plus en plus d’élèves avec des besoins spécifiques, qui sont très demandeurs en aide et en temps. En ce cas, il est difficile d’avoir un œil sur les productions de tous, d’être en capacité d’assurer un suivi personnalisé, et encore moins de fournir une aide individualisée à chacun. Finalement, l’enseignement d’aujourd’hui serait bien plus porteur, efficace, productif, si les effectifs étaient réduits de moitié. En effet, prolonger le temps de présence du professeur devant chaque élève afin de répondre à ses besoins, est la condition indispensable à son implication et sa réussite. Du point de vue des enseignants, c’est souvent démoralisant de voir qu’on nous demande toujours plus sans nous donner les moyens d'y parvenir. Lors de la séance, le professeur n’est pas juste là pour les élèves qui ont le plus besoin d’aide. Chaque élève a besoin d’être écouté, aidé, conseillé, d’être amené à s’améliorer et progresser. Il y a un souci d’équité, d’égalité à respecter, mais on ne peut le satisfaire dans ces conditions d’effectif chargé. En effet, il faut pouvoir passer du temps avec chacun d’eux pour prendre connaissance de leurs besoins et spécificités, leur donner les enseignements et adaptations qui correspondent, mais aussi les laisser exprimer qui ils sont, ce qu’ils aiment faire ou le découvrir.

« Réussir l’éducation des enfants ne peut se faire que par le temps passé avec chacun d’eux et le don de Soi que l’on est en mesure de leur offrir. »

On ne peut s’interrompre, regarder sa montre et dire à l’élève : Désolé, je n’ai pas plus de temps à t’accorder aujourd’hui, car tu sais, dans notre société, le temps c’est de l’argent et là, tu vois, elle n’en a plus pour toi… Comment signifier cette insatisfaction de ne pouvoir exprimer pleinement ce pour quoi nous avons été formés, ce que nous sommes et aimons faire, à savoir enseigner ?

25 décembre 2020

« Tout jardin physique ou spirituel, se doit d’être soigneusement entretenu pour une récolte pleine de vie et d’amour. » - Mel

 

Page complète : J'aime la vie #Jaimelesenfants

 

Illustrations de Victoria Rivero

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